Selon le ministre des Finances et du Développement économique Xavier-Luc Duval, les résultats du National Economic & Social Council ne sont pas assez pris en considération, « malgré leur pertinence ». Et d’ainsi souligner un manque de visibilité médiatique. Il présidait ce matin au Labourdonnais Hotel le dixième sommet annuel de cet organisme.
Pour le ministre des Finances et du Développement économique, il s’agissait à l’ouverture du dixième sommet annuel du National Economic & Social Council de tenter de redonner ces lettres de noblesse à cet organisme. Au Labourdonnais Hotel à Port-Louis, il a salué le travail accompli jusque-là par le NESC, soulignant par ailleurs « le nombre d’études intéressantes réalisées jusque-là par l’organisme ». Mais de reprocher un certain manque de visibilité : « Les gens ne savent pas ce que fait le NESC ». La faute à qui précisément ? Xavier-Luc Duval ne s’aventurera pas à récriminer la presse ou quelque campagne de communication approximative. Il déplore toutefois que « reports do not generate as much debate as they require ».
Xavier-Luc Duval, représentant le Premier ministre à cette occasion, a offert une lecture gratifiante de l’économie mauricienne. « Nous devrions être reconnaissants de ne pas être dans une situation semblable à celle du Moyen-Orient ou de la double récession européenne ». Selon lui, le NESC aurait sa part à jouer dans les différents game-changers qui écumeront le pays dans les dix prochaines années. Il rappelle le progrès technologique, la position stratégique de Maurice entre l’Asie et l’Afrique, notamment, et s’appesantit sur l’objectif du changement d’attitude : « Les diverses allocations doivent être contingentes d’un certain behavioural change. The Rs 750 child support is conditional upon a rate of 90 % attendance at school ». Xavier-Luc Duval signifie ainsi la pertinence du NESC pour ce qui est du progrès à long terme.
Lors de son allocution, Radhakrishna Sadien, président du NESC, a cité en conclusion l’ancien président français Jacques Chirac : « Les conseils économiques et sociaux sont les parlements du dialogue social. Ils ne sont pas un lieu d’opposition mais évoluent à l’écart des projecteurs, en marge de tout ce qui est immédiat ». On pourrait noter l’absence du ministre de l’Intégration sociale Suren Dayal, qui devait prononcer un discours. Il aurait été retenu en conseil de district.