Le National Economic and Social Council (NESC) a rendu public un rapport qui fait un état des lieux de la situation à Maurice par rapport au développement et à l’environnement. Il a été préparé par la Commission sur l’Infrastructure, les Ressources Physiques, l’Environnement et le Développement Durable (CIRPED).
Maurice n’est pas épargnée par la dégradation environnementale qui touche le monde entier. C’est le constat dressé par la NESC. Les champs de cannes, qui représentent traditionnellement la couverture verte de l’île Maurice, ont vu leur superficie diminuer de plus de 22% ces vingt dernières années. Deux raisons sont avancées pour expliquer ce recul: les activités liées à la canne à sucre réduites, car plus autant profitables; et le développement physique des routes, de projets résidentiels ou commerciaux sur les terres autrefois occupées par la canne.
Le rapport fait aussi ressortir un constat tout aussi alarmant pour nos forêts. Entre 1995 et 2005, l’espace occupé par les forêts est passé de 57 000 à 47 200 hectares, alors que celui occupé par les constructions est sorti de 40 400 pour atteindre 51 000 hectares.
Toolsyraj Benydin estime que « des efforts ont certainement été faits à tous les niveaux pour que l’environnement soit protégé ou que plus d’arbres soient plantés », il affirme toutefois que la situation est grave.
Selon lui, trouver une harmonie entre le développement et le respect de l’environnement est un défi qu’il faut savoir relever.