Le Comité olympique mauricien (COM) invite les fédérations sportives (olympiques et non-olympiques), cet après-midi à son siège au Labourdonnais Court, à une rencontre pour donner leurs points de vue sur le New Sports Bill, que le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) a présenté le 13 juillet dernier au gymnase de Phoenix.
La rencontre MJS-COM tenue mercredi de la semaine dernière n’a, semble-t-il, pas donné les résultats escomptés. C’est le sentiment dégagé au niveau du Labourdonnais Court. Afin de conscientiser les fédérations sur l’importance d’une nouvelle loi-cadre, le COM a décidé de les inviter afin de les écouter et aussi pour dégager une ligne de conduite.
« Nous sommes tout à fait d’accord qu’il est temps de revoir la Sports Act. Mais toujours est-il que les choses doivent se faire en concertation et aussi dans un esprit démocratique », fait ressortir le président du COM, Philippe Hao Thyn Voon.
Ce dernier dit regretter le fait que le MJS n’a pas consulté au préalable le COM pour les travaux préliminaires du New Sports Bill, histoire de respecter tous les paramètres nécessaires avant la grande présentation du 13 juillet dernier. « Il ne faut pas donner l’impression que le New Sports Bill est l’affaire d’une seule partie. Ces lois concernent à la fois le MJS, le COM et les fédérations. Il est bon de préciser que mêmes les fédérations ont leur mot à dire. »
Le président du COM estime que plusieurs points développés dans ce New Sports Bil peuvent aller à l’encontre de la philosophie des lois internationales. Philippe Hao Thyn Voon parle également du Tribunal d’arbitrage pour lequel le New Sports Bill fait provision à différentes étapes, notamment au niveau fédéral. Or, indique-t-il, ce tribunal doit être une affaire du COM puisque c’est la seule instance éligible pour traiter ce genre de situation.
« Registration of sports organisations by Registrar of Associations should get prior clearance from MYS ». Le COM juge le septième point du New Sports Bill pas réaliste. « Autrement, pour qu’un club obtienne sa reconnaissance du Registrar, il faudrait avoir d’abord le feu vert du MJS. Je trouve que c’est un point insensé puisque seul le Registrar est autorisé à donner la reconnaissance à un club ou à une fédération. En ce faisant, le MJS démontre qu’il veut contrôler toute demande de la part des clubs. Ce qui peut laisser penser qu’il pourrait faire à sa guise. Cette mesure serait pour soi-disant combattre les clubs fictifs », estime le président du COM.