Si le New Sports Bill avance dans la bonne direction, surtout après les différentes rencontres consultatives, il se trouve toutefois que le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, reste intransigeant sur quatre points. Après avoir projeté ces points sur écran, il a ensuite apporté ses raisons rationnelles.
Lors d’une conférence de presse hier après-midi au siège du MJS, le ministre a exprimé sa satisfaction concernant les avancées du nouveau texte de loi et a indiqué qu’il veut s’assurer que les procédures soient respectés. Devanand Ritoo a voulu jouer la transparence face à la presse pour élaborer les « points de discorde » entre le MJS et le Comité olympique mauricien (COM).
« Je vous ai réuni cet après-midi (Ndlr : hier après-midi) pour vous donner un aperçu des avancées de la Sports Act. Je dois rappeler qu’avant que je ne sois ministre, la Sports Act existait déjà et un comité, présidé par Ravind Chety, avait siégé pour faire des recommandations », a-t-il fait ressortir.
Il a souligné qu’au lieu d’amender certaines lois dans l’actuelle Sports Act, le State Law Office lui a conseillé de refaire un nouveau texte de loi et ce, après les recommandations du Comité international olympique (CIO) faites l’année dernière avec un délai de six mois, la date butoir étant le 6 octobre prochain.
Le ministre a indiqué qu’il fera parvenir une ébauche du Sports Bill au CIO dès lundi et compte aussi demander à l’instance de Lausanne d’étendre la date limite pour l’application de ces recommandations du fait que le Parlement est en congé et que ce n’est que le 22 octobre que les travaux parlementaires reprendront.
« Nous avons plusieurs rencontres consultatives que ce soit avec les fédérations et le COM ou avec toutes les parties au même moment. Je regrette toutefois de constater que le COM ne voit pas d’un bon oeil ces quatre points mentionnés (voir plus loin). Cependant, il n’avance aucune raison pour se justifier ou fait des contre-propositions », a remarqué le ministre de la Jeunesse et des Sports.
Ce dernier veut que les principes de bonne gouvernance, de transparence et de démocratie priment, comme le recommande la charte olympique. « Contrairement à ce qu’on a avancé, le but du ministère n’est pas de contrôler les fédérations mais de mettre des lois afin qu’elles évoluent comme il le faut. »
Dans cette perspective, Devanand Ritoo a fait comprendre qu’il existe cinq fédérations qui cherchent leur reconnaissance bien qu’elles ne fonctionnement pas véritablement. Selon lui, aussi longtemps qu’elles ne seront pas reconnues par le MJS, elles n’auront pas de licence et ne pourront organiser des compétitions.
Le ministre a reconnu par ailleurs que l’actuel texte de loi ne permet pas à certaines disciplines sportives (rugby, sports équestres, plongée sous-marine, voile et golf) d’être pratiquées sur toute l’île. « La philosophie du gouvernement est de rendre la régionalisation encore plus flexible dans son application », a-t-il souligné. Le nouveau Sports Bill fait état d’un tribunal sur le plan fédéral et du COM. Il a ajouté que provision sera faite pour un tribunal national où le ministre aura la prérogative d’entendre les appels.
Le ministre envisage de demander au CIO de donner le feu vert au COM pour qu’il organise son assemblée générale élective mais sans les cinq fédérations qui n’ont pas leur reconnaissance.