Contre toute attente le ministère de la Jeunesse et des Sports a convoqué ce qui a été considéré comme «la dernière réunion de consultations» avec les fédérations hier matin au NPF Building à Rose-Hill. Une réunion où on devait apprendre d’entrée qu’elle a été convoquée à la demande du CIO pour expliquer la nouvelle loi. Plus d’une vingtaine de fédérations avait répondu favorablement à l’appel du MJS dans l’espoir d’avoir des explications sur la nouvelle loi du sport qui sera, visiblement, votée ce mardi à l’Assemblée Nationale si on s’en tient à l’agenda du jour.
On s’attendait à une réunion avec des discussions à 100 à l’heure après celle de la veille entre le Comité Olympique Mauricien et ces mêmes fédérations. Mais l’ambiance a été plus que bon enfant lors de ces trois heures et demi de discussions, avec plus d’explications et d’éclaircissements sur la nouvelle loi. Le fait marquant de cette rencontre a été sans conteste la démarche, non réussie, du président du COM d’avoir une copie du feu vert du Comité International Olympique (CIO) pour l’introduction de la nouvelle loi. Face à l’insistance de Philippe Hao Thn Voon pour rendre public ce «feu vert» le PS, Dev Phokeer est venu à la rescousses pour dire «que ce n’est pas dans les intentions de MJS de rendre public les échanges de courrier avec les instances internationales, en particulier ceux avec le CIO.» Pour ajouter ensuite «la parole d’un ministre ne peut être mise en doute.» Attendons voir…
L’unique question qui touche au sujet chaud du New Sports Bill à savoir le contrôle du MJS sur l’enregistrement des clubs est venu de Patrick Bradshaw de la fédération de Rugby qui voulait savoir le mécanisme qui sera mis en place. Le PS, qui était hier le Master of Ceremony — c’est aussi le cas depuis que le dossier du Sports Act est sur la table des discussions — a expliqué qu’il y aura des formulaires qui seront disponibles au MJS pour cette exercice. Un point sur lequel le ministre n’a pas voulu entendre un retour en arrière et à plaider «ses intentions sportives» dans sa démarche. Dans la foulée, le PS du ministère des Sports a annoncé que tous les clubs qui sont membres d’une fédération auront, six mois après la promulgation de la nouvelle loi pour se faire reconnaître avec le MJS.
Awards aux non-mauriciens
Plusieurs points ont été soulevés par ceux présents, notamment la questionsur la loi interdisant aux fédération d’accorder le titre de champion national à un étranger. Cette nouvelle clause, a-t-on souligné, risque de causer un certain nombre de préjudice à la fédération d’équitation par exemple. La question de renouvellement annuel des comités régionaux a soulevé la question «des incidences» sur la fédération nationale ou encore le cas de la loi qui demande aux fédérations nationales de donner un «warning» à tous sportifs convaincus de dopage tandis que les lois internationaux préconisent explicitement une suspension.
Dans la foulée une définition du mot «fictitious» a été réclamée tout comme des éclaircissements sur ce que la loi appelle la «performance agreement» que les fédérations seront appelées à signer avec le MJS. Nazir Bowud, un membre non élu et pas officiellement employé mais qui étrangement représentait la Mauritius Football Association a soulevé la question de la nouvelle organisation de football semi-professionnelle. Mais sans jamais remettre en question son existence. Loin de savoir comment cette nouvelle structure fonctionnera, le Juda de service s’est surtout intéressé aux modes des élections.
Allez savoir pourquoi. Mais n’empêche que les explications de PS, Dev Phokeer n’ont pas éclairé beaucoup nos lanternes, même si le ministre Ritoo a été satisfait «devant la bonne ambiance» de la réunion.