La diplomatie mauricienne a pris un mauvais coup avec l’ambassadeur mauricien accrédité auprès des Nations unies à New York condamné à l’amende par la justice new-yorkaise pour exploitation de la main d’oeuvre. Cette condamnation, qui a été mentionnée dans la presse à New York et ensuite répercutée littéralement dans le monde entier, fait suite à une enquête du FBI. Somduth Soborun a eu a payer une amende de 5 000 dollars américains et aura à effectuer des remboursements de salaires à l’employée de maison pour un montant de 24 153 dollars américains.
L’US Attorney General Paul J. Fishman a confirmé à la presse cette condamnation pour le délit de « failing to pay a domestic worker minimum hourly and overtime wages ». Les faits de cette affaire sont qu’en 2008, l’ambassadeur mauricien à New York avait recruté une ressortissante des Philippines en tant que bonne et avait même obtenu un visa en faveur de cette dernière auprès des autorités américaines.
De décembre 2008 à août 2009, l’employée de maison du diplomate a travaillé pendant 12 heures par jours et six jours par semaine, s’occupant de tous les travaux ménagers, dont l’entretien des chiens. Même si l’ambassadeur Soborun avait agréé de payer des salaires prescrits par la loi à New York et les heures supplémentaires, l’employée de maison n’a été payée que 1 000 dollars par mois, peu importe les longues heures de travail.
L’enquête dans cette affaire impliquant un diplomate avait été confiée à des agents spéciaux du FBI sous la direction du Special Agent Michael Ward. Lors du procès, où le diplomate mauricien avait plaidé coupable, le ministère Public était représenté par l’Assistant US Attorney W. Chen de la US Attorney’s Office, division criminelle de Newark, New York. Le gouvernement avait levé l’immunité diplomatique de l’ambassadeur à la demande des autorités américaines.