Ceux qui ont assisté à l’ouverture du festival Île Courts, début octobre, ont certainement été émus par le discours de son parrain, Newton Aduaka, réalisateur anglo-nigérien installé à Paris depuis de longues années. Il a, de manière impromptue, rouvert une page douloureuse de l’histoire nigérienne : la Guerre Biafra et la migration en masse des réfugiés syriens en Europe. S’exprimant uniquement en anglais, dans un entretien accordé au Mauricien le lendemain de l’ouverture du festival, le réalisateur est revenu sur son parcours jalonné d’embûches, qui ne l’a pourtant jamais découragé. Newton Aduaka, qui fait du cinéma depuis 25 ans, considère ce métier « comme un acte salutaire » et aborde uniquement les questions qui comptent pour lui.