Sa demande pour un logement auprès de la National Housing Development Company ne date pas d’hier. Lutchmi Tirvassen, qui soutient « remplir toutes les conditions pour avoir une maison », attend d’avoir un toit depuis deux ans. En attendant, cette mère célibataire habite chez la directrice de son entreprise et vit dans la peur de se retrouver à la rue.
Lutchmi Tirvassen avance qu’elle se rend régulièrement à la National Housing Development Company (NHDC) pour se renseigner sur le logement qu’elle attend depuis deux ans. Thérapeute dans le circuit hôtelier, elle dit « remplir tous les critères nécessaires pour bénéficier d’une maison de la NHDC ».
Touchant « régulièrement Rs 6 000 », cette mère célibataire a fait une première demande auprès de l’institution pour une maison à Plaine-Magnien. « Premie fwa ki mo finn fer aplikasyon pou lakaz, bann-la finn dir mwa ki lapey tro for pou enn lakaz ki vo entre Rs 30 000 ek Rs 50 000 ! Zot finn dir mwa fer aplikasyon Rose-Belle. Laba pou enn lakaz ki kout o mwin Rs 100 000 mo lapey feb. »
Entre-temps, la thérapeute doit habiter chez sa directrice. Inquiète de la situation, elle appelle aux autorités concernées pour lui venir en aide. « La mo patron ankor dakor… NHDC finn promet mwa enn lakaz, zot bizin respekte sa sinon mo pou SDF. »
Pour leur part, les officiers de la NHDC responsables du dossier de Mme Tirvassen soutiennent que ce seraient les « rémunérations obtenues qui font défaut ». Et à la mère célibataire de s’interroger : « Me eski sa somme d’argent ki mo gagne la, ek ki different sak fwa, permet zot dir ki mo lapey napa ase for pou gagn enn lakaz ? »
Le Mauricien a contacté à plusieurs reprises les responsables de la NHDC ; aucune information précise sur le cas de Mme Tirvassen n’a cependant pu être obtenue. À nos questions, ceux-ci ont indiqué que le dossier de cette mère célibataire était à l’étude.