Le plasticien Nikunja présente ses nouvelles créations sous le thème Le cercle brisé à partir du 24 novembre à l’IFM, Rose-Hill. Une réflexion de soi pour mieux s’ouvrir aux autres.
Pour apprendre et connaître les autres, il faut briser le cercle. Nikunja va plus loin que l’individu en parlant de la “révolution d’une société pour que le cercle soit brisé”. Par son art, il essaie de “rentrer dans un état d’unicité et culturel pour prendre les impulsions originelles de l’humanité”. ?Son concept autour de cette expo tourne plus autour de la forme spirale que d’un cercle. “On est toujours dans le présent. Il n’y a pas d’écoulement de temps; le présent est éternel.”
Le cercle brisé est une invitation à un voyage vers l’autre. “Pour comprendre que l’autre est une partie de soi.” Nous ne faisons tous qu’un, car nous appartenons à l’humanité… Nous existons avec et à travers l’autre. “On est profondément unis, on se développe et on se reconnaît dans l’autre.” Le soi n’existe pas, pour Nikunja : plus on va vers l’autre, plus l’unité prend place.
Spiritualité.
Les oeuvres de l’artiste se veulent de nature spirituelle, mais ne s’attachent pas à une religion. “C’est une recherche en soi.” Il plonge ainsi le spectateur dans un parcours mystique. Qui, dit-il, se dévoile à travers la matière et le matériel. “On brise l’absolu en divisant les croyances, car Dieu est tout.”
Fortement inspiré par la mythologie indienne depuis l’âge de 14 ans, il avance son art dans cet état d’esprit. “L’hindouisme est l’origine et le début de toutes les religions. Je le ressens comme ça. C’est un rapport avec le mystique.” Et ce n’est pas une surprise si Krishna trouve sa place dans les oeuvres du plasticien.
Dans la réalisation de ses peintures, installations et vidéos, l’artiste a ses propres interprétations, avec un concept ancré dans la quête de soi. Mais dans un esprit de communion, il laisse libre interprétation, ne cherchant pas à imposer ses idées. “Que le tableau raconte une histoire selon la vision du regardeur.”