À moins d’une année de la mise en pratique du plan de réforme pour le secondaire, le Service diocésain de l’éducation catholique (SeDEC) officialise sa décision de garder la structure General Secondary Schools, c’est-à-dire, offrir les classes de Grade 7-Grade 12 (Form I to VI) dans l’ensemble de ses collèges. « En 2021, les 17 collèges catholiques grant-aided feront partie des General secondary Schools », dit l’organisme catholique dans un communiqué adressé au début du trimestre au personnel de ses écoles primaires et secondaires.
Le communiqué est signé par le cardinal Piat ainsi que par la Provinciale de l’Institut des Lorette (les collèges Lorette) et la Provinciale de la Congrégation Filles de Marie (Notre Dame College). « Une General Secondary School peut offrir à chaque élève une éducation de qualité, adaptée à ses besoins, jusqu’au HSC », explique le SeDEC au sujet de sa décision de ne pas se défaire de la structure traditionnelle d’un collège à Maurice. Cet organisme ajoute que tous les enfants, quel que soit leur niveau de réussite académique, ont leur place dans une école régionale et inclusive et qu’en outre, les élèves ont la possibilité d’apprendre « l’un à côté de l’autre en s’entraidant et en progressant ensemble ».
Le SeDEC mentionne la date de 2021 parce que les Academies de l’État (Form IV to HSC/Grade 10 to Grade 12) commenceront à recruter leurs premiers élèves à compter de cette date, sur la base des résultats des premiers examens du National Certificate of Education devant se tenir en 2020.
Cependant, tout en gardant la philosophie derrière le système Form I to VI, le SeDEC n’écarte pas la possibilité d’avoir à l’avenir des écoles spécialisées dans un domaine spécifique. À titre d’exemple, il pourrait y avoir des collèges consacrés à la filière technique ou scientifique. À ce stade, rien n’est définitif et les discussions se poursuivent à l’intérieur du secteur catholique. « Les changements structurels dans nos collèges catholiques se feront selon le contexte de chaque collège, et en fonction des combinaisons de matières à être offertes, afin d’optimiser nos ressources pour mieux servir les élèves », indique déjà le SeDEC.
Dans ce communiqué, dont copie a été envoyée au ministère de l’Éducation, le SeDEC mentionne l’engagement de l’Église catholique dans l’éducation à Maurice et rappelle que cette participation date de plus de 170 ans. « L’Église catholique est un des partenaires clés de l’État pour l’éducation des enfants mauriciens », souligne le SeDEC.
S’agissant de la Nine-Year Continuous Basic Education, le SeDEC accueille favorablement quelques nouvelles mesures prises pour le primaire, comme l’introduction des nouvelles matières non-principales et l’introduction d’un système d’évaluation continue et par module « qui serait bénéfique au développement des enfants » ; les ressources humaines additionnelles avec des attributions spécifiques telles qu’assurer la « remedial education » et le « holistic programme ».
Le SeDEC informe aussi le personnel de ses écoles de son intention d’avoir un « dialogue avec l’État » au sujet de certaines questions relatives au secondaire pour lesquelles il souhaite avoir des « réponses et éclaircissements ». Celles-ci concernent le contenu du programme d’études de l’Extended stream (pour les low achievers au secondaire) ; la dimension vocationnelle ; la valorisation de la filière technique ; la formation continue pour les profs ; les nouveaux outils dans l’enseignement et dans l’apprentissage afin de répondre aux besoins de la globalisation et de la digitalisation ; la nécessité d’un personnel additionnel pour un soutien aux élèves au plan psychologique et familial ; le préscolaire et l’éducation des enfants handicapés.