La ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun, a essayé d’atténuer les craintes de plusieurs managers de collèges privés sur différentes zones d’ombre entourant le projet “Nine-Year Schooling” lors d’une réunion hier après-midi.
Durant une réunion hier après-midi avec les managers des collèges privés subventionnés concernant le projet “Nine-Year Schooling”, la ministre de l’Éducation les a rassurés quant à l’importance du partenariat du privé dans cette réforme. En affirmant, sur un ton plein de conviction, qu’il n’y aura pas de fermeture de collège dans le sillage de cette réforme, Leela Devi Dookun a essayé d’atténuer les craintes de plusieurs propriétaires d’établissements par rapport à cette question.
« La réunion a été plutôt rassurante », selon Bashir Taleb, directeur de l’Islamic Form VI School et président de la Fédération des Managers. « La ministre a dit que si jamais une école ferme ses portes à l’avenir, ce ne sera pas à cause de la réforme », rapporte-t-il. Les principales questions des managers portaient sur la population estudiantine dans les années à venir dans le secondaire privé, le mode d’admission en Form I, les facilités que le gouvernement mettra à la disposition des partenaires du privé pour permettre à leur collège de s’ajuster au nouveau système, la formation des enseignants et la nouvelle pédagogie. La ministre a répondu aux questions des managers, mais ne les a pas convaincus sur plusieurs aspects. On dénote ainsi un certain scepticisme chez plusieurs d’entre eux quant au bien-fondé de ce plan de réforme.
« Au fil de sa campagne de communication, la ministre est devenue une experte dans la manière de répondre. Elle répond du tac au tac, mais reste en général trop évasive dans ses propos. Ce qui fait que pour l’heure, rien n’est précis dans la mise en pratique de ce projet de réforme. Leela Devi Dookun a beaucoup insisté sur la nécessité d’avoir une approche nouvelle dans la pédagogie, et ce n’est pas la première fois qu’on entend des discours à ce sujet. Cela dépend d’un programme de formation continue pour les enseignants, des infrastructures adaptées et des facilités pédagogiques modernes. Est-ce que le gouvernement est prêt à investir ? » réagit un directeur d’un collège de l’est.