Le syndicat du personnel des collèges confessionnels constate et déplore le manque d’informations sur la mise en oeuvre du Nine-Year Schooling. « C’est précisément ce manque de communication qui donne lieu à de nombreuses interrogations et à beaucoup d’appréhensions parmi les parents et des partenaires de l’Éducation nationale. Ce manque de communication a envenimé les relations entre le ministère et les partenaires », commente Lysie Ribot, présidente de la Secondary and Preparatory Schools Teachers and Other Staff Union.
Les responsables de la SPSTSU se sont rencontrés au début de ce trimestre pour passer en revue la situation concernant cette mise en oeuvre de la réforme depuis la présentation officielle du plan par la ministre elle-même au mois d’octobre dernier. Or, ils constatent que les nombreuses questions entendues ces derniers mois sur plusieurs points du projet n’ont pas eu de réponse. « Il n’y a pas eu d’autres communications du ministère sur les détails réclamés par les stakeholders depuis octobre », affirment-ils. Ce qui irrite davantage ce syndicat est « l’indifférence quelque peu arrogante » du ministère aux suggestions que les partenaires ont envoyées. « Mme Dookun a demandé aux syndicats et autres partenaires de faire part officiellement de leur point de vue sur le plan de réforme et de soumettre leurs propositions dans un délai fixé. La SPSTSU n’a même pas eu un accusé de réception du document qu’elle a envoyé. Je suis convaincue que le ministère a reçu quelques propositions fort valables mais on se demande si ses cadres ont pris la peine de parcourir ces documents », dit Lysie Ribot.
Les dirigeants de la SPSTSU disent qu’ils ont lu avec attention dans la presse il y a quelques jours une déclaration de la ministre dans laquelle cette dernière affirmait qu’elle a une ligne de communication avec le BEC concernant la réforme. « Le BEC n’est pas l’unique partenaire du gouvernement », souligne Lysie Ribot. « Il est malheureux que la ministre ignore complètement les syndicats d’enseignants du privé et d’autres partenaires ». La SPSTSU souhaite l’organisation d’une table ronde avec tous les partenaires du secondaire qui permettrait au ministère de « rassurer le secteur ». « Cette rencontre est aussi importante pour ramener la sérénité dans ce secteur de l’éducation ».