N’ayant toujours pas obtenu de la ministre de l’Éducation de réponses « claires » et « rassurantes » à leurs nombreuses interrogations sur plusieurs aspects de la réforme et sur les éventuelles conséquences « fâcheuses » du Nine-Year Schooling pour de nombreux établissements privés, la Fédération des managers des collèges privés a préféré se tourner vers le Premier ministre. Les dirigeants de cette fédération ont envoyé il y a quelques jours une lettre au PMO pour une demande de rencontre.
Plusieurs collèges privés subventionnés craignent le risque d’une fermeture dans le sillage de cette réforme et c’est l’une des principales questions que la Fédération veut discuter avec le Premier ministre. « Nos calculs à partir des statistiques officielles et d’autres données montrent qu’il y a aura indéniablement une baisse de la population estudiantine dans le secondaire privé subventionné, mais le ministre de l’Éducation continue à dire qu’il n’y aura pas de fermeture d’école. À la veille de la mise en application du plan de réforme dans le secondaire, beaucoup de choses sont encore floues et provoquent beaucoup d’agacement. Peut-être que le Premier ministre pourra mieux nous renseigner », explique un membre de cette Fédération au sujet de la démarche de se tourner vers le PMO.
La Fédération des Managers a fait une demande pour une rencontre avec le Premier ministre depuis deux semaines. Tout en étant conscient que ce dernier est pris par les discussions prébudgétaires pour différents secteurs, les dirigeants de cette Fédération ne manquent pas de souligner que l’éducation « devrait aussi être un sujet prioritaire » dans le cadre de ces discussions.
Valeur du jour, les responsables des collèges et les profs sont quelque peu agacés de n’avoir pas reçu jusqu’ici le nouveau programme d’études finalisé pour les Grades 7 à 9 dans de nombreuses matières. « Nous sommes à six mois de la prochaine rentrée scolaire et on est toujours en mode d’attente pour être fixés sur le nouveau programme d’études des Forms I à III. En outre, les profs doivent impérativement bénéficier d’une formation spécifique pour pouvoir travailler avec les enfants qui sont below average et on ne sait toujours pas ce que le ministère a prévu à ce sujet. Il y a un gros retard à rattraper sur plusieurs aspects de la réforme », s’indigne un recteur d’un grand collège privé.
Par ailleurs, au second trimestre généralement, plusieurs collèges privés commencent déjà à préparer leur prochaine année scolaire. De ce fait, ils veulent avoir des renseignements au plus vite des autorités de l’Éducation sur l’organisation des classes de manière à intégrer les low-achievers puisque, selon la réforme, tous seront admis en Grade 7 l’an prochain, indépendamment de leur performance aux examens de fin de scolarité primaire.