Une “high level delegation” de l’Éducation, dirigée par la ministre, se trouve à Singapour depuis le début de la semaine pour des discussions sur le “Nine-Year Schooling”, le but étant de comprendre comment ce pays réforme son système éducatif. Pour se faire, peut-on lire dans un communiqué, des discussions sont prévues avec les “high officials” de Singapour sur « Singapore’s experience in implementing reform », « Empowerment to schools with more ressources given to schools » et « Building teacher capacity ». Des sessions de travail sont également à l’agenda avec le Singapore Examination and Assessment Board, le Singapore National Institute of Education et l’Institute of Technical Education. Soulignons que ce pays a une expérience concluante en matière de Technical and Vocational Education, à laquelle le secteur privé est étroitement associé.
À Maurice, des pédagogues du primaire et du secondaire, ainsi que d’autres professionnels de l’éducation et de la formation, apprécient cette démarche du ministère. Ils mettent toutefois les responsables en garde contre « un système de réforme importé » qui ne correspondrait pas aux réalités locales. « Nous avons des écoles publiques et privées subventionnées et, à l’intérieur du privé, il y a divers types de collèges prônant chacun une spécificité. Notre système d’examens est aussi différent et nous sommes très attachés au système traditionnel SC/HSC. Il y a des choses intéressantes dans le système éducatif singapourien, mais il fallait en prendre connaissance avant d’élaborer le “Nine-Year Schooling”. Il faut trouver une formule à la mauricienne tout en étant au diapason avec la pratique internationale », pensent des chefs d’établissement. Ces derniers se disent d’avis que le ministère aurait dû avoir inclus des représentants du secteur privé dans ces discussions avec les autorités singapouriennes.