Notre invitée de ce dimanche est Nita Deerpalsing, ancienne directrice de communication et actuelle présidente de l’aile jeune du Parti Travailliste. Dans l’interview qu’elle nous a accordée vendredi matin, elle explique, avec la passion qu’on lui connaît, pourquoi l’alliance PTr-MMM est une chance pour le pays. Elle revient aussi sur quelques épisodes ayant marqué son parcours politique.
 
En 2005, Nita Deerpalsing, vous avez fait campagne pour le PMSD contre le MSM-MMM. En 2010, vous avez soutenu le MSM contre le MMM. Et maintenant, en 2014, vous êtes contre le PMSD et le MSM pour le MMM. Tout cela semble, pour dire le moins, un peu incohérent…
Depuis l’indépendance, l’actuel système politique mauricien — first past the post — favorise la bipolarisation, le partage du pays en deux avec deux grands partis. Ce système, avec son jeu d’alliance et de mésalliances, qui a bien servi le pays, ses habitants et les partis politiques, a ses distorsions. Aujourd’hui, le PTr et le MMM ont décidé de joindre leurs forces pour mettre fin au système qui est, démocratiquement parlant, inique. Ils viennent proposer un projet de réforme électoral, que l’on a peu oublié, à mon avis, et qui est une des raisons principales de cette alliance.
 
On aurait pu avoir changé le système sans passer par les élections, les deux partis s’entendant pour voter la réforme…
Il n’y avait pas de majorité suffisante au Parlement. On n’était pas sûrs de la position du MSM et au sein même du PTr, il n’y avait pas unanimité sur cette question. Et puis, un changement de cette envergure demande l’adhésion du peuple à travers une élection. Il faut changer le système.
 
Mais pour le moment, les leaders de l’alliance PTr-MMM réclament de l’électorat un 60/0 qui va perpétuer le système qu’ils disent vouloir changer ! Si l’électorat accepte, nous allons nous retrouver dans une situation où le pays sera toujours coupé en deux, avec une énorme alliance d’un côté et les petits partis de l’autre.
Nous ne sommes pas en train de réclamer un 60/0. Et Bérenger et Ramgoolam, et tous les analystes le reconnaissent, c’est le système actuel qui va donner un 60/0. Nous allons aux élections avec un projet de société, de refonte de tout ce qu’on a eu depuis l’indépendance pour changer le système, pas pour le perpétuer. C’est pour cette raison que les deux partis ont fait une alliance.
 
Mais la campagne électorale ne s’engage pas sur ces termes-là. On parle surtout d’un système qui va permettre un meilleur partage des pouvoirs entre le futur Président Ramgoolam et le futur Premier ministre Bérenger…
Mais la campagne électorale n’a pas encore commencé. Les discours à venir seront beaucoup plus précis. Ce que je sais et ce que j’entends de ces deux leaders, c’est justement cette proposition. Je fais partie du comité qui rédige le programme, le manifeste électoral et qui travaille d’arrache-pied dessus. C’est un vrai projet de société à mettre en pratique pour que le pays avance vraiment.
 
Mais l’électeur n’est pas au courant des détails du manifeste électoral sur lequel vous travaillez encore. Vous allez lui montrer votre manifeste pratiquement à la veille des élections ! Est-ce qu’il n’aurait pas été plus logique et plus démocratique de présenter le manifeste, de donner le temps aux électeurs de le lire, de le critiquer et éventuellement de faire des propositions avant d’aller aux élections ? En quatre ou cinq semaines, le Mauricien aura-t-il le temps de bien comprendre ce manifeste ?
Oui, parce que le manifeste sera discuté, expliqué dans les réunions, les rencontres, les porte-à-porte de la campagne électorale. On dira pourquoi il faut voter l’alliance PTr-MMM en s’appuyant sur le manifeste. Cela va suffire parce qu’une campagne électorale est hyper intense.
 
Pendant dix, ans vous avez affirmé que le MMM et son leader étaient le plus grand danger pour l’île Maurice et aujourd’hui vous dites le contraire. Êtes-vous consciente que l’électorat ne comprend pas très bien ce changement de langage et d’attitude ?
J’ai combattu le MMM quand nous étions des adversaires sur des idées précises qui nous opposaient. Je n’ai aucun problème à accepter que nous avons été des adversaires farouches, notamment au Parlement. Quand vous êtes dans la politique, quand vous voulez faire réaliser des projets auxquels d’autres s’opposent, le débat est fort. Je peux comprendre que les gens ont des difficultés à suivre l’évolution politique et l’alliance PTr-MMM.J’ai de jeunes neveux, cousins et amis qui me posent votre question. Mais tout cela vient de la bipolarisation de la politique, du pays et du système.
 
Depuis les années 1960, le système, aidé par le PTr, entre autres, a fait croire à la moitié du pays que Bérenger était le démon principal. Du côté des mauves, on a diabolisé Ramgoolam. Peut-on faire oublier des années de matraquage idéologique et politique en un mois de campagne et avec un manifeste électoral ?
C’est vrai qu’on a beaucoup diabolisé et démonisé les deux leaders…
 
Ils ont un peu aidé…
Mais je dois vous dire que depuis le début de la précampagne, les activistes du MMM viennent vers moi avec un enthousiasme extraordinaire. Les réunions se multiplient et la fusion est en train de se faire. Je crois qu’il y a une différence de perception entre ceux qui sont sur le terrain et ceux qui ne le sont pas.
 
Mais chère Nita Deerpalsing, tous les électeurs ne sont pas sur le terrain. Lindsay Rivière déclarait la semaine dernière « qu’il y a encore beaucoup de confusion et qu’il faudra beaucoup d’explications car le PTR et le MMM se sont mutuellement diabolisés et il sera difficile de réconcilier les deux bases » …
C’est difficile, je ne dis pas le contraire. Mais je pense que depuis que Lindsay Rivière a fait cette déclaration, les choses ont changé. Le 6 octobre, lors de la première réunion conjointe PTr-MMM, je disais « there is still no fire in the band ». Depuis, ce feu est en train de prendre et quand la campagne sera lancée, cela va s’amplifier, je le sens.
 
Linday Rivière ajoute que, non seulement il n’y a aura pas de 60/0, mais que la majorité des trois-quarts au Parlement n’est pas acquise pour le PTr-MMM…
Je vous le redis, les choses ont évolué. Lindsay Rivière avait raison au moment où il a fait cette déclaration. Les deux équipes ne s’étaient pas intégrés, les activistes se regardaient un peu de loin, avec un peu de méfiance, alors que la fusion était déjà faite au niveau des dirigeants. Elle est déjà faite au niveau de ceux qui rédigent le manifeste. La fusion est totale au niveau des comités et elle est en bonne voie au niveau des activistes. Il faut un certain nombre de phases pour qu’une nouvelle équipe fonctionne à plein rendement. En tant qu’ancienne directrice de communication du PTr…
 
C’est que vous êtes maintenant présidente et coach de l’aile jeune du PTr ! Ce nouveau poste est-il un avancement, une promotion ?
J’ai demandé à quitter le poste précédent parce que j’avais bien fait le travail, le parti en avait tiré beaucoup de bénéfices, mais moi cela m’a fait beaucoup de mal. C’était moi le punching-ball, c’était moi qui allais au front pour donner des coups et c’est moi qui les recevaient. Moi, quand on ne donne un travail, je le fais avec conviction. Sur le terrain, j’étais la bête noire des agents du MMM. Au début de l’alliance PTr-MMM, ils me regardaient un peu de loin, mais maintenant c’est fini et je sens une forte vague de sympathie venant d’eux. Ils veulent que je sois avec eux, à leurs côtés et cela me fait chaud au coeur.
 
Vous avez parlé de conviction. Un de vos chevaux de bataille était la démocratisation de l’économie. Pourrez-vous poursuivre le combat avec un allié que vous avez présenté comme étant le cousin des barons sucriers et le porte-parole du grand capital ?
Je vous l’ai déjà dit : nous nous sommes combattus, nous avions des idées contraires. Au sein du comité de rédaction du manifeste, je suis agréablement surprise d’entendre mes collègues du MMM me parler de la démocratisation de l’économie. La réponse à votre question est la suivante : la démocratisation de l’économie a été un concept mal compris parce que nous sommes passés par une campagne électorale en 2005 qui a été très dure et qui a laissé des traces. Aujourd’hui, au PTr et au MMM, nous parlons le même langage et nous voulons tous faire en sorte que l’île Maurice sorte de son niveau de revenus actuel pour passer à celui d’un pays avec un high income. On arrive à ce résultat en ayant plus de créateurs de richesse, donc en démocratisant l’économie.
 
Donc, vous venez de découvrir, au sein du comité de rédaction du manifeste PTr-MMM, que le MMM n’est pas le porte-parole du grand capital ?
Je l’avais déjà découvert au Parlement au cours des dix dernières années, lors des discours sur l’économie prononcés par des députés du MMM.
 
Restons sur les convictions. Vous avez fait de la transformation de Maurice en un État séculier un autre de vos combats. Que pensez-vous du fait que les leaders de l’alliance PTr-MMM aient reçu les représentants des associations socioculturelles juste avant les élections ? Comme pour leur demander une bénédiction.
Il faut mettre le cap sur l’objectif que l’on veut atteindre dans le futur. Il y a cet objectif d’une part et, de l’autre, il y a le système actuel. Il y a tout un parcours à faire et il faut le faire avec ce que vous avez. Il existe à travers tous les pays du monde des lobbies qui portent différents noms et il ne faut diaboliser ceux qui en font partie. Il faut faire avec ce que vous avez.
 
Pour faire avec ce que vous avez, irez-vous discuter avec les représentants des associations socioculturelles pour demander un coup de main pour votre élection ?
Je n’ai pas à discuter avec les socioculturels. Ce n’est pas une question de coup de main. Je pense qu’il faut tout faire pour atteindre les objectifs dont je vous ai parlé avec l’alliance PTr-MMM.C’est intéressant que les socioculturels viennent discuter avec les leaders de l’alliance PTr-MMM car ils savent que les données changent. Ils sont moins aptes à accaparer la politique qu’avec les autres partis. Quand on est divisés, bipolarisés, le pouvoir des lobbies augmente. C’est bien qu’ils viennent discuter parce qu’on a besoin du soutien de tous pour bâtir l’île Maurice de demain. Même si on n’est pas d’accord avec des gens, ne partageons pas leurs convictions, il faut travailler avec eux.
 
C’est avec les socioculturels que vous allez faire de Maurice un État séculier ?
Je pense que l’alliance PTr-MMM va faire évoluer les choses et c’est pour cette raison que j’en fais partie, avec conviction. L’alliance PTr-MMM est la chance de l’île Maurice. Je pèse mes mots ! C’est la chance de l’île Maurice de tourner la page et d’aller vers quelque chose d’autre en quittant le système en cours.
 
Est-ce qu’on tourne la page en oubliant l’engagement — pris par tous les partis — d’augmenter le nombre de femmes candidates ?
Il faut changer le système pour avoir plus de femmes candidates. Cela étant dit, philosophiquement parlant, je ne souscris pas à la théorie qu’il faut être X pour représenter X, que ce soit un genre, une communauté ou une profession. Mais par rapport à la femme qui est sous-représentée en politique, il faut trouver un système pour inverser cette situation qui n’est pas normale. Il faut absolument combler ce déficit démocratique. L’alliance PTr-MMM va permettre au pays d’avoir une bouffée d’air, d’évoluer vers une classe de politiciens qui peuvent être au-delà de la petite représentation strait jacket, emprisonnée, embrigadée.
 
Vous parlez du futur, alors que nous sommes toujours dans le présent. Les candidats à la prochaine élection seront choisis selon les codes en cours : communauté, caste, religion, etc. Et si après avoir gagné — si elle gagne —, l’alliance PTr-MMM décide de ne pas tenir ses promesses électorales et de conserver le système en place ?
Dans l’accord signé et rendu public, dans le manifeste électoral, dans le programme, ce sera notre engagement vis-à-vis du peuple. La raison d’être de cette alliance est de changer de système et d’évoluer vers un autre qui donnera l’occasion aux Mauriciens de s’épanouir autrement, de quitter l’emprisonnement dans lequel nous sommes. C’est un tournant qu’il ne faut pas rater.
 
Tout le monde dans l’alliance PTr-MMM partage-t-il votre point de vue, votre enthousiasme ?
Je ne peux pas parler pour tout le monde. Mais au moins, les deux leaders de l’alliance sont tout à fait d’accord avec ce que je viens de dire. Je sais que Rama Sithanen partage les convictions avec plein d’autres…
 
Tous les autres membres de l’alliance PTr-MMM partagent-ils ces convictions ?
Je n’ai pas parlé à tous les membres. Mais ceux avec qui j’ai parlé, j’ai discuté dans le comité de rédaction du manifeste électoral sont sur la même longueur d’onde et enthousiasmés.
 
Quand vous allez sur le terrain, qu’elles sont les questions que l’on pose ?
Sur le terrain, je rencontre surtout les activistes avec qui nous mettons au point les détails de l’organisation de la campagne. Nous n’avons pas encore commencé les porte-à-porte et les réunions qui vont nous permettre de rencontrer les électeurs, mais ça viendra quand le programme sera prêt et approuvé. Ça va venir.
 
Trouvez-vous démocratique que l’électeur soit le dernier à qui l’on s’adresse dans cette élection ?
Mais il y a la campagne de communication, les conférences de presse, les programmes à la radio et, par exemple, cette interview que je suis en train de vous accorder. Moi qui suis une députée de proximité, j’arrête ma voiture, je descends dans la rue, je vais voir les gens…
 
En particulier les vendeurs de briani à Quatre-Bornes, affirmait à l’époque le MMM…
Absolument ! Parce que je suis une députée de proximité qui parle aux habitants de sa circonscription, même ceux qui n’ont pas voté pour moi. Permettez-moi de revenir sur l’épisode du briani pour rétablir les faits, ma vérité. Ce marchand de briani opérait avec d’autres personnes sur la rue, mais des policiers ont choisi de ne regarder que lui et de ne pas voir d’autres. J’ai demandé aux policiers d’empêcher tous les marchands de travailler ou de les laisser tous travailler, mais pas de choisir de faire partir un et de laisser les autres. C’était ça le sens de mon action et si j’avais à la refaire, je le referais, car j’ai toujours été du côté de la justice.
 
Vous venez de parler de Rama Sithanen. Vous avez été, c’est le moins que l’on puisse dire, très critique vis-à-vis de son programme économique. Oublierez-vous vos critiques s’il revenait aux Finances après les élections ? Si l’alliance PTr-MMM les remporte, bien sûr !
En 2006, quand Rama Sithanen a présenté son budget, j’étais un de ses plus farouches supporters et je l’ai dit partout. Mais par la suite, nous avons eu une divergence d’opinion quand il a voulu apporter des réformes à l’état providence, qui n’étaient ni dans le budget ni dans notre programme électoral. J’ai eu une divergence d’opinion très forte — et je l’assume — et nous avons eu une polémique à ce sujet dans la presse. C’était une divergence de vue sur quelque chose de précis. Aujourd’hui, Rama et moi sommes sur le même comité pour le manifeste et nous avons le même point de vue avec les autres camarades. On a eu des discussions, on a agree et même disagree avant de tomber d’accord. Nous fonctionnons de manière démocratique.
 
Quelles sont aujourd’hui vos relations avec Zouber Joomaye du MMM qui, à cause d’une de vos déclarations, a été arrêté et traduit en cour par la police sous une accusation provisoire ?
C’est mon frère qui a fait la déclaration. Le Dr Joomaye, que je n’ai pas encore rencontré, était ami à mon frère et ils ont eu une conversation sur un parking. À l’époque, le MSM, qui venait de quitter le gouvernement à cause de l’affaire MedPoint et un certain M. Soodhun, avait fait croire un certain nombre de choses au Dr Joomaye. Entre autres qu’il ferait tomber le gouvernement de Navin Ramgoolam en achetant des transfuges, ce qui était faux. Il y avait donc un complot et je l’ai dénoncé, c’est tout. J’ai fait ce que je devais faire.
 
Revenons aux élections. Votre alliance va-t-elle vers une grande victoire ?
Oui, mais ce qui est plus important, c’est ce que nous apporterons un nouveau système au pays. La victoire du PTr-MMM est l’outil qui va nous permettre de tourner une nouvelle page dans l’histoire du pays. Elle est extrêmement importante pour le pays mais surtout pour les jeunes.
 
Sans langue de bois, êtes-vous totalement à l’aise dans cette alliance ?
Oui, parce que le projet qu’il porte m’enchante.
 
Plus que les autres projets d’alliance avec les alliés du PTr que vous avez soutenus dans le passé ?
J’ai fortement soutenu l’alliance avec le PMSD en 2005, mais je n’ai jamais été très chaud pour l’alliance avec le MSM en 2010…
 
On ne se souvient pas de vous avoir entendu dire que vous étiez contre…
Je ne l’ai pas publiquement dit puisque c’était la décision de mon parti. Mais je n’ai jamais été convaincue par le MSM.
 
Faites attention, Nita Deerpalsing, la politique mauricienne étant ce qu’elle est, le PTr pourrait un jour se retrouver allié avec le MSM !
Non, puisque l’alliance PTr-MMM propose de tourner la page et de changer le système pour en finir avec l’obligation de faire des alliances.
 
Nous irons aux élections selon le système en cours dans lequel c’est le leader du parti qui attribue les tickets. Êtes-vous certaine d’obtenir un ticket électoral pour le n°18 ?
Je n’ai aucun doute que je vais continuer à servir la circonscription de Belle-Rose/Quatre-Bornes avec la même ferveur, la même dévotion et la même passion…
 
Même sans un ticket électoral ?
Les leaders de l’alliance PTr-MMM ont annoncé que rien n’a encore été finalisé au niveau des circonscriptions. Mais rien ne me fait douter que je ne serai pas candidate aux côtés de Kavi Ramano et d’un troisième collègue.
 
Excusez-nous d’insister. Et si, par le plus grand des malheurs, vous n’obteniez pas de ticket ?
Pourquoi dites-vous que ce serait un grand malheur ? J’ai été très dévouée au travail que j’ai fait dans la circonscription. Je veux continuer. Mais, et je le dis avec franchise et sincérité, le bonheur personnel ce n’est pas un titre. Demain, quand j’aurai à quitter la terre, je ne partirai pas avec mes titres mais avec ce que j’aurai laissé derrière pour les autres. Je n’ai pas besoin de titre pour faire ce que j’ai à faire.
 
Une autre question dans la même veine, et ce sera la dernière. Vous n’avez pas été un peu blessée par le fait que, malgré tout le travail abattu et vos capacités, vous n’ayiez jamais été nommée ministre ?
Encore une fois, il ne faut pas s’arrêter à des titres. La plus grande maladie de Maurice est l’orgueil. Savoir vaincre son orgueil est pour moi ce qu’il y a de plus important dans la vie. Mais cela étant, j’ai l’ambition d’évoluer, de passer à une autre étape, et je crois que j’ai les qualités pour le faire. Ça va venir quand ça va venir.