La veillée de Noël à Marie Reine de la Paix a eu lieu samedi à partir de 19 h 30 en présence d’un grand nombre de fidèles. Cette cérémonie commémore la naissance de l’enfant Jésus il y quelque 2 000 ans à Bethléem, une ville en Cisjordanie. C’est la deuxième célébration la plus importante dans le calendrier liturgique de la religion chrétienne (la première est celle de la Pâques, qui célèbre la résurrection de Jésus-Christ parmi les morts).
Selon les Évangiles, Jésus est le Sauveur, le fils de Dieu, le Messie. Conçu par l’opération Saint-Esprit dans les entrailles de la Vierge Marie, épouse de Saint Joseph, il est venu au monde dans une étable parmi les animaux domestiques, ses parents n’ayant pu trouver une chambre de libre dans les hôtels à cette période de recensement en Palestine. Cette incarnation est une action de la divinité, un mystère fondamental de la foi chrétienne par lequel Dieu s’est fait homme, unissant nature divine et nature humaine en la personne de Jésus-Christ.
La messe traditionnelle a été présidée par le père Laurent Rivet, vicaire de la paroisse de l’Immaculée Conception. Dans son homélie, le prêtre rappelle que la naissance de l’enfant Jésus s’est fait dans la souffrance, sa mère la Vierge Marie n’ayant pas eu les bonnes dispositions pour le mettre au monde, c’est dans un abreuvoir qu’elle a accouché. Le père Laurent Rivet a fait ressortir que Dieu s’est fait homme, il a pris le risque d’être rejeté, il a pris le risque de l’humanité. Il est venu pour tous les hommes, qu’ils soient riches ou pauvres, Dieu a besoin des coeurs de tous les hommes.
En cette nuit de veillée de Noël, le prêtre a rappelé la foi fondamentale du christianisme aux chrétiens : la charité. Aimer son prochain comme soi-même, lui venir en aide, accueillir celui qui est isolé. Au début de la célébration, les fidèles ont pu écouter un récit relatif à la naissance du Sauveur. Une jeune fille enceinte et son compagnon, qui étaient à la recherche d’un coin pour passer la nuit. Après avoir essuyé des refus de personnes aisées, c’est un pauvre et son épouse qui les ont invités chez eux. Le plus démuni, peut aussi être le plus charitable, qui peut avoir la noblesse du coeur.
C’est devenu une tradition pour les chrétiens pratiquants et non-pratiquants de la région du ward 4 de la capitale et aussi pour les Mauriciens émigrés qui sont en vacances dans l’île, de venir assister à cette messe dite dans la nuit en plein air au pied de la montagne des Signaux.