Le bureau politique du Labour, qui s’est réuni hier au Square Guy Rozemont, a tranché : le parti participera à la partielle de Belle-Rose/Quatre-Bornes (No 18). Et c’est Arvin Boolell qui portera les couleurs du parti. L’annonce a été faite par le leader des rouges, Navin Ramgoolam, qui a confié que si plusieurs candidats potentiels – dont des jeunes et des femmes – ont exprimé leur désir de se porter candidat, il avait personnellement proposé le nom d’Arvin Boolell. Candidature votée à l’unanimité par cette instance du parti car « le candidat battu du No 11 aux dernières élections générales représente l’expérience mais aussi, surtout, les valeurs du PTr, ce dont le parti veut se prévaloir au No 18 et devant la population ». Le PTr se dit confiant de remporter cette joute électorale, laquelle « servira de référendum, non seulement contre le métro express mais contre le gouvernement ».
Le PTr n’attendra pas la publication du “Writ of Election” pour se lancer dans la campagne. Maintenant que leur candidat est connu, les rouges se sont déjà mis au travail pour remporter ce siège, devenu vacant depuis la démission de Roshi Bhadain. « Même si les finances du PTr sont bloquées, cela ne les empêchera pas de faire campagne », dit Navin Ramgoolam, indiquant qu’un Campaign Committee sera mis sur place en marge de la prochaine joute.
Un autre thème de la campagne du parti sera le “Deal Papa/Piti”. « Ce sera l’occasion pour la population ekprim li lor sa Premye minis pa legitim ki ena la, et ki nu trouve li pe per pu fer fass a lelektora. Ce sera enn drwa pu sanktionn seki reste de sa gouvernma MSM/ML et transfuge-la ek so bann skandal, dont le Alvaro Gate », dit le leader du PTr. « Ces partielles démontreront la condamnation par le peuple de l’arrogance du gouvernement au pouvoir et la condamnation de la politique gouvernementale d’un gouvernement ki pe roule par la kwizinn », ajoute-t-il, espérant que le gouvernement « ne se sauvera pas » et présentera un candidat à cette partielle.
Pour Navin Ramgoolam, c’était le « devoir » du PTr de présenter un candidat. « Nu enn parti de loposisyon. Li (Roshi Bhadain, Ndlr) inn provok ene partiel. Li pa dan PTr tan ki mo konne, li ti dan MSM tou resaman avan li gaygn sa bann problem kinn fer li demisione. Se nu devwar met enn kandida », dit-il, estimant que « cela ne signifie pas créer la division ». Ce sera aussi « l’occasion de jauger de la force » du PTr, estime encore Navin Ramgoolam, disant ne pas craindre que son pari, avec un candidat comme Arvin Boolell, morde la poussière. « En 1982, nous avons été battus 60-0. On pouvait compter sur les doigts de la main le nombre de personnes qu’il y avait à notre meeting du 1er mai. Mais 9 mois plus tard, le PTr était au pouvoir. C’est ça la politique ! », rappelle-t-il.
Arvin Boolell a remercié le leader du PTr et ses collègues du bureau politique pour la confiance placée en lui dans la conjoncture politique, estimant qu’il s’agit d’une décision prise « pour le bien-être du pays, du parti et de la circonscription » No 18. « Les valeurs, l’esprit d’équipe et la politique de proximité du PTr primeront », dit-il, avançant que sa candidature est une décision « qui plaira non seulement à l’électorat rouge, mais aussi à la population » dans son ensemble, et ce du fait que « le PTr incarne la sérénité », ajoute-t-il, faisant ressortir que le « PTr pe ale pu vinkr enn regim totaliter ».