C’est finalement le 2 août qu’aura lieu le Festival de la liberté, initialement prévu pour le 26 juillet. Les animateurs de la Plateforme No to Biometric Data on ID Card ont choisi d’attendre la fin du carême musulman. Hier, lors d’une conférence de presse, ces derniers ont révélé les détails concernant ce Festival qui constitue la deuxième étape de contestation contre la carte identité biométrique.
Dénoncer, mobiliser, s’exprimer à travers l’art. Tel est l’objectif du Festival de la Liberté qu’organise la plateforme No To Biometrical Data on ID Card. La permission des autorités acquise, ce rassemblement est une invitation aux personnes se sentant concernées par le combat mené par différents mouvements pour faire capituler le gouvernement au sujet de la carte d’identité avec l’obligation de soumettre les empreintes digitales. Ce festival est aussi une invitation à ceux qui veulent utiliser leur imagination pour créer. Jeff Lingaya, représentant de la plateforme, précise offrir bénévolement son temps pour cette mobilisation. « Il ne suffit pas d’en parler à la maison », dit Jeff Lingaya. C’est dans cette optique que ce dernier fait un appel à la créativité des gens à travers l’écriture, la musique ou autres mouvement artistique ; oeuvres/travaux qu’ils pourront poster sur la page Facebook du groupe No to Biometrical ID.
Ces oeuvres/travaux seront exposés lors du Festival de la Liberté le 2 août dans la cour du Plaza de 14 h à 16 h. La plateforme invite également les autres mouvements qui luttent contre l’instauration des cartes biométriques à venir « poz zot markiz » pour soutenir leur cause. Un Freedom Camp aura ensuite lieu sur la plage de Tamarin avant le coucher du soleil, le même jour, jusqu’au lendemain à midi.
Alors que la Cour suprême sera appelée à trancher au sujet des motions logées par Rajah Madhewoo et le leader du MSM Pravind Jugnauth contre les cartes d’identité biométriques, Jeff Lingaya dit vouloir voir naître « une coalition avec les différentes plateformes luttant pour la même cause en trouvant un protocole d’unité sans pour autant fusionner ». Sur cette même lancée, Ivor Tan Yan, qui s’occupe des questions juridiques au sein de la plateforme, espère toujours avoir des réponses aux questions toujours en suspens dès que le jugement sera prononcé. Il déclare par ailleurs que « des personnes sont toujours en attente de réponses pour aller faire leurs cartes. Il faut être vigilant par rapport aux arguments qui sont développés et la position du judiciaire ».
Jeff Lingaya explique, pour sa part, qu’il reste en contact avec Me Roshi Badhain, l’avocat de Pravind Jugnauth dans l’affaire ID Card pour suivre le procès de près et comprendre l’enjeu juridique. Vince Pillay de son côté a relevé l’importance d’avoir plusieurs contestataires dans cette même lutte. C’est d’ailleurs pour cela que la plateforme Say No To Biometrical ID Card reste en coalition avec Lalit, Rezistans ek Alternativ et la CTSP, entre autres. Les informations des diverses rencontres seront publiées sur le calendrier « Transmission » de la plateforme.
Le geek Ish Sookun, présent lors de cette conférence, a tenu à éclaircir certains points sur lesquels il aurait aimé avoir une réponse claire et nette des autorités concernées. Il tient, en autres, à savoir qui sont les personnes responsables du design du site du MNIC (www.mnic.mu) ou encore où en est le Security Audit du MNIS qui serait toujours en attente depuis au moins deux semaines.
En s’adressant au directeur du projet Mauritius National Identity Scheme (MNIS), Rao Rama, Ish Sookun trouve que « bizin kapav mont framework pou bann dimounn ki pe bizin donn zot lenpreint sou pression lotorite pou montre ki pa tou dimounn ki kontan donn lepreint ».
Ish Sookun a par ailleurs annoncé qu’il réserve bien des surprises sur des révélations qui vont paraître dans les jours à venir concernant le site du gouvernement et celui du MNIC. Il espère que d’ici la fin de la semaine, le Security Certificate du MNIS sera publié.