La mobilisation s’organise de manière déterminante autour de la contestation de la nouvelle carte d’identité biométrique. L’appel lancé récemment par la plateforme “No to Biometric Data on ID Card”, à travers des lettres adressées à la société civile, connaît un bon “response” selon les animateurs de la plateforme. D’ores et déjà, la première action annoncée est un événement prévu le 21 juin à partir de 14h30 à la salle Eddy Norton, à Rose-Hill.
Comme annoncé fin mai, la plateforme mettra sur pieds une mobilisation citoyenne d’envergure en août prochain, laquelle sera destinée à envoyer un signal fort aux autorités concernant le rejet de la carte d’identité contenant les données biométriques du citoyen. La plateforme “No to Biometric Data on ID Card” a fait le point lors d’une conférence de presse hier de l’avancée de la mobilisation mise en place et des prochains rendez-vous du calendrier de la plateforme contre la carte biométrique.
S’agissant de la mobilisation d’août, celle-ci devrait prendre la forme d’un événement artistique avec une ambiance familiale, annonce Jeff Lingaya, porte-parole de la plateforme. « Beaucoup de bonnes choses nous sont arrivées. Beaucoup de gens ont pris contact avec nous et montrent leur intérêt pour nos actions », affirme Jeff Lingaya, d’un ton confiant. La plateforme s’est élargie avec de nombreux jeunes, qui n’hésitent pas à se mobiliser et à intervenir sur différents aspects critiques de la carte biométrique qui les touchent directement, à l’instar de Mégane Valère, qui considère que les droits humains sont « en péril » avec la nouvelle carte. « On ne sait pas dans quels mains ces données peuvent atterir », craint-elle. Shimanda Mungur a parlé de l’aspect « surveillance étatique » et des atteintes aux libertés individuelles. Selon les intervenants, les photos, prises en noir et blanc, permettraient à l’État d’exercer une surveillance « à la Big Brother », en faisant du “data matching” à partir des caméras de sécurité autour de l’île. «  Toutes les activités des citoyens seront surveillées… Quid de la liberté de mouvement ? » s’interrogent ces jeunes.
Vince Pillay a pour sa part abordé la question de la sécurité. « Toute technologie est sujette à des vulnérabilités. Dans l’avenir, le gouvernement annonce des e-services. Comment pourra-t-il garantir la sécurité alors que les sites gouvernementaux ne sont pas sécurisés ? Doit-on s’attendre qu’un beau jour, ces données soient disponibles publiquement ? » a-t-il lancé.