« Le nombre de noyades est en hausse. Depuis le début de l’année, huit cas ont été enregistrés. » C’est ce qu’a indiqué l’assistant superintendant de police (ASP) de la National Coast Guard (NCG), Outam Kumar Guness, lors de son intervention à l’occasion de l’ouverture d’une formation de deux semaines à l’intention des sauveteurs mauriciens regroupés au sein de la Surf Life Savers, des membres de la NCG et des pompiers au Curepipe Starlight Sports Club hier après-midi. Cette formation est assurée par Greg Collins, directeur de formation de la Surf Lifesaving d’Australie (Central coast).
L’ASP Guness constate que malgré les 20 panneaux de signalisation « Dangerous bathing » installés sur 16 plages publiques de Maurice, il y a une hausse significative dans le nombre de noyades chaque année. En 2011, fait ressortir l’intervenant, il y a eu 12 cas enregistrés et l’année dernière, 21. Selon lui, un des objectifs du NCG, comme annoncé dans leur Annual Policing Plan 2013 est de réduire le nombre de noyés sur les plages publiques de 2 % au moins. L’idéal, estime-t-il, est de le ramener à zéro. Malheureusement, poursuit-il, certains facteurs échappent au contrôle de la NCG.
Pour mieux en comprendre les raisons, elle a fait une analyse approfondie de ces situations. Il ressort que la majorité des victimes étaient sous l’influence de l’alcool, fait-il ressortir. « We have seen that the majority of the victims were found under the influence of alcohol. Most of them knew little about the safe swimming zone and the rest were medical categories », soutient-il. Autre facteur évoqué : bien que Maurice soit une île, la majorité de la population ne sait pas nager.
M. Guness note que dans le cadre de la mise en place du National Policing Strategic Framework, ces questions sont évoquées lors des campagnes de sensibilisation et des forums de discussions et d’éducation qui sont organisées à travers l’île. « We sincerely look forward with confidence to mitigate this problem together with you », soutient-il, tout en louant l’initiative de la SLS dans la création du groupe de sauveteurs.
Le Chief Fire Officer, Louis Pallen, indique que des membres de la profession se sont joints à la formation parce que depuis quelques années, avec la fréquence des inondations, les pompiers sont régulièrement sollicités.
Prenant la parole à son tour, M. Collins a fait l’historique de la Surf Lifesaving d’Australie et de toutes les facilités et les formations dont elle dispose pour mener à bien son objectif. Il indique que sur 8 000 sauvetages, 38 cas de noyade ont été enregistrés l’année dernière. « We want to see the number of successes to go up and the number of drowning to go down », affirme-t-il.
Le formateur a eu un mot special pour les pompiers et les éléments de la NCG qui intègrent cette formation de deux semaines. « It is a great thing », soutient-il. Il souligne que la formation a pour objectif de former les nouveaux venus et de rehausser le niveau de ceux qui ont déjà reçu une formation initiale. « C’est à vous ensuite de former les autres », a-t-il avancé.
Soulignant que c’est une activité volontaire, Greg Collins soutient qu’elle est importante et conseille aux sauveurs de venir à la plage en famille. « You can have a picnic », dit-il. « C’est important parce que cela permet de renforcer les liens et l’équipe. »
L’adjointe au haut-commissaire australien, Lorena Lopez de Herd, note que la HCA soutient l’initiative de la SLS. Un de ses membres fondateurs a d’ailleurs bénéficié d’un stage de formation en Australie. L’association bénéficie aussi des équipements adaptés d’Australie et qui sont acheminés par leur partenaire, DHL.