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Cette semaine sera décisive pour les Deputy Head Masters qui, en 2018, avaient contesté en Cour suprême l’exercice de sélection pour la promotion au poste de maître d’école par la Public Service Commission (PSC). En effet, en attendant que le litige passe très bientôt devant la Commission de conciliation et de médiation du ministère du Travail, l’audience en Cour suprême est fixée pour ce mercredi.

Mais, parallèlement, malgré l’injonction en cour, la PSC persiste à poursuivre l’exercice de sélection, alors que des Deputy Head Masters (DHM) nommés avant la publication du rapport du Pay Research Bureau devant être promus selon les critères basés sur l’ancienneté sont pénalisés. Et ce, malgré le rappel à cet effet des rapports PRB de 2013 et 2016.

Si certains assistants-maîtres d’école ont entre-temps pris leur retraite sans avoir reçu leur retirement benefits, d’autres en passe de départ craignent subir le même sort. Mais une autre surprise est tombée cette semaine, quand des DHM ayant déjà pris leur retraite depuis plusieurs mois et après avoir rempli les fonctions de Head Master ont été convoqués par la PSC pour participer à un entretien de sélection pour une promotion au poste de maître d’école. Ancienne DHM, une enseignante de carrière a pris sa retraite de l’éducation primaire en février dernier, non sans tristesse, dit-elle. « Je pensais finir ma carrière comme Head Mistress, ce qui aurait été un accomplissement justifié », nous confie-t-elle. Mais en réceptionnant son courrier il y a une semaine, elle apprend par une lettre de la Public Service Commission qu’elle est convoquée pour un entretien de sélection en vue d’une promotion au poste qu’elle attendait tant depuis plusieurs années. L’Acting Head Mistress tombe des nues. Elle se demande comment se fait-il qu’elle soit convoquée à un exercice de sélection alors qu’elle n’est plus en poste depuis six mois.

Elle n’est pas la seule dans cette situation, d’autres Acting Head Masters retraités auraient été convoqués par la commission pour passer un entretien. « J’étais fermement décidée à prendre mes diplômes et documents officiels et me présenter à la PSC. Mais comme il y a une affaire en cour, je me suis ravisée et j’attends le verdict », nous dit l’ancienne responsable d’école par intérim. Après 42 ans de service et ayant exercé dans une douzaine d’écoles primaires, elle confie être dans l’attente d’une réparation pour l’injustice subie. Cette dernière fait partie de la soixantaine Acting Head Masters de l’avant PRB 2008 n’ayant pas été promus selon les critères d’ancienneté, tandis que leurs collègues avec des qualifications et des années de service en moins ont obtenu leur promotion par l’exercice de sélection.

Pour Steve Obeegadoo, homme de loi qui représente les DHM lésés, c’est l’incompréhension. « Pour des raisons inconnues que lui seul sait, je ne comprends pas pourquoi l’État ne veut pas mettre en œuvre les recommandations du PRB 2008. D’ailleurs, la Government Teachers’ Union a mis en garde le gouvernement sur la dangerosité d’un exercice de sélection à la veille des élections générales », déclare Steve Obeegadoo.