Arbitre certifié de la Badminton World Federation (BWF) depuis 2010, le Mauricien Diraj Gooneadry gravit les échelons. Il a été admis à la commission technique de l’instance suprême à l’occasion des championnats du monde qui avaient eu lieu au Danemark le mois dernier et où il était également engagé en tant qu’arbitre international. Il assumera son nouveau rôle de représentant du continent africain sur le panel de la BWF à partir du 1er septembre.
Après Thevarajen Ponambalum, juge-arbitre accrédité (referee) de la BWF dont le mandat de quatre ans arrive à terme, c’est la deuxième fois qu’un Mauricien accède à cette position. Conscient des nouvelles responsabilités qu’il devra assumer au plus haut niveau, Diraj Gooneadry, 45 ans, se dit prêt à relever le défi. « C’est un grand honneur que j’assumerai avec beaucoup de fierté et de joie tant pour le badminton mauricien, que pour le pays et pour le continent », s’enthousiasme-t-il. Son rôle se résumera essentiellement à discuter de toutes les affaires internationales ayant trait, entre autres, aux règlements techniques, d’arbitrage, au scoring system, à la désignation d’arbitres (umpire), aux juges de ligne et à la ratification des résultats, avant de soumettre les recommandations au conseil de la BWF pour qu’elles soient approuvées.
Cette nommination est survenue en même temps que celle qui le désigne également comme chargé de formation et assesseur du continent en arbitrage au même titre que le Sud-Africain Louwens Bester, d’une part, et d’autre part, comme représentant de l’Afrique au sein de la Commission technique des officiels (Technical Officials Commission) de la Confédération africaine de badminton. Dans ce panel figurent également Thevarajen Ponambalum, la Sud-Africaine Gretha Prinsloo, l’Ougandais Harriet Samugabi et le Botswanais Emmanuel Kaboetsile.
« Mon rôle de formateur et d’assesseur m’autorise désormais à aider les arbitres africains à mieux se former et à les évaluer de manière à leur faire devenir d’abord des arbitres accrédités en Afrique et ultérieurement certifiés toujours pour le continent », explique Diraj Gooneadry. Les arbitres accrédités sont habilités à officier au niveau continental et aux tournois internationaux autres qu’aux Jeux Olympiques et aux championnats du monde qui ne concernent que des arbitres certifiés par la BWF.
S’agissant de son entrée au sein du panel technique de la Confédération africaine, il y sera également concerné, entre autres, par la formation d’officiels, juges de ligne, arbitres, en sus de veiller à l’application de nouveaux règlements techniques et à la désignation d’arbitres, juges de ligne et officiels pour assurer la bonne tenue des tournois.
Enfin, faisons aussi ressortir que Diraj Gooneadry et Thevarajen Ponambalum avaient été nommés l’année dernière pour siéger au Arbitrary Panel de la BWF pour intervenir notamment dans des cas de litige. Pour rappel, Diraj Gooneadry est devenu arbitre accrédité de la WBF en 2002 avant de bénéficier d’une certification de l’instance suprême en 2010. Depuis, il a notamment siégé comme arbitre à la finale des championnats du monde par équipes (Thomas et Uber Cup) en 2011 en Inde, aux JO de Londres en 2012 lors de la finale du double dames, aux championnats du monde par équipes, à la Thomas et Uber Cup en 2012 en Chine et l’an dernier en finale du simple dames du All England. Ce tournoi vit la Danoise Tina Boun mettre victorieusement fin à sa carrière en signant « une victoire mémorable » (2-1) face à la Thaïlandaise Intanon Ratchanok.
Cette année, le Mauricien a arbitré aux Jeux du Commonwealth à Glasgow (21 juillet-3 août) et aux mondiaux du Danemark (août). Il est membre coopté de l’Association mauricienne de badminton et président du comité regional de Savanne.