Pour la première fois depuis la création de la Private Secondary School Authority (PSSA) en 1976, une personne du sérail du secondaire privé est nommée à la présidence du conseil d’administration de l’organisme. Le Conseil des ministres a avalisé hier la nomination de Serge Ng Tat Chung, ancien recteur du Collège St-Joseph, et ayant pris sa retraite en avril dernier. Un choix bien accueilli dans les milieux concernés.
Le manager de l’Universal College à Rivière-du-Rempart, un proche collaborateur du nouveau Chairman de la PSSA pendant de nombreuses années à la Fédération des Managers des Collèges Privés, est l’un de ceux qui expriment leur satisfaction quant à cette nomination. « Le gouvernement a enfin fait appel à un professionnel du secondaire privé. Pour avoir été enseignant, administrateur de collège et membre du board de la PSSA pendant de nombreuses années, Serge Ng Tat Chung est donc familier à tous les aspects du secteur. On souhaite qu’il puisse faire débloquer les nombreuses questions en suspens », dit Tejnarain Chumroo.
Serge Ng Tat Chung avait été nommé il y a peu par le Bureau de l’éducation catholique (BEC) pour être le manager du Collège BPS Fatima. Avec cette nouvelle désignation il devra donc abandonner cette fonction.
L’organisme de Beau-Bassin doit régler plusieurs questions importantes pour le bon fonctionnement de ce secteur de l’éducation. On relève dans ce registre le manque aigu de personnel à divers échelons de l’administration et de supervisors qui vont dans les collèges, les relations difficiles entre le management et le syndicat du personnel, le personnel surnuméraire dans les collèges, les relations conflictuelles dans certains établissements et la fermeture éventuelle des établissements confrontés à une baisse drastique d’élèves et le paiement de compensation exigé par des managers.
Par ailleurs, l’on apprend que la PSSA subirait certaines pressions de la part des enseignants qui sont arrivés à l’âge de la retraite pour un prolongement de leur service. Les employeurs de deux collèges bien côtés situés dans les villes auraient essayé à plusieurs reprises ces derniers jours de faire l’autorité de Beau-Bassin accéder à leur requête. L’organisme a cependant fait part avec fermeté de son objection en citant les règlements en vigueur. Il leur a aussi fait comprendre qu’il faut laisser la place à d’autres.