Alors que les nominations concernant les ambassadeurs de Maurice dans les capitales des pays amis sont en cours, les diplomates professionnels affectés au ministère des Affaires étrangères restent sur leur faim. Certains ne cachent pas leur amertume « devant le déséquilibre » entre les nominés politiques et les diplomates professionnels.

Jusqu’à maintenant, ce sont essentiellement ceux qui n’avaient pas obtenu l’investiture de l’Alliance Morisien, des candidats qui n’ont pas été élus qui ont été nommés. C’est ainsi que Showkutally Soodhun a été désigné pour représenter Maurice à Jeddah, en Arabie saoudite, Maya Hanoomanjee à New Delhi en Inde, Mahen Jhugroo à Washington, aux États-Unis, Marie-Claire Monty à Canberra en Australie, Alain Wong à Pékin en Chine, le député Raj Rampertab à Kuala Lumpur en Malaisie.

Par ailleurs, Christelle Sohun qui était en poste à Canberra pourrait être nommée à Berlin. Alors que selon certaines informations, Françoise Labelle pourrait être désignée pour représenter Maurice en Afrique du Sud. Par ailleurs, le nom d’Anil Gayan est cité comme représentant de Maurice à New York en remplacement de Jagdish Koonjul.

Actuellement le seul diplomate professionnel est H. Dilum, basé à Bruxelles. À Genève, c’est le conseiller R. Sookun qui agit comme chargé d’affaires en l’absence d’un représentant permanent. Plusieurs chefs de mission dans des capitales importantes n’ont pas encore été choisies

Aux Affaires étrangères, on observe que plusieurs diplomates qui ont eu une longue carrière dans le service diplomatique à Maurice et à l’étranger méritent d’avoir une responsabilité en la matière de manière à assurer un juste équilibre au sein du corps diplomatique mauricien. Par ailleurs, on note que dans de nombreux pays comme l’Inde, les fonctions diplomatiques sont confiées essentiellement à des professionnels. On se demande également s’il ne faudrait pas faire un bilan des activités des nominés politiques en poste à l’étranger depuis 2015.