La Tertiary Education Commission (TEC) a essuyé un nouveau revers vendredi en Cour suprême. Le Senior Puisne Judge Eddy Balancy et le juge Asraf Caunhye ont, le vendredi 14 février, annulé la decision de la TEC de nommer Arunen Valayden comme Head of Research and Planning Division en décrétant que « any proper appointment to the post in question could only be effected by following the appropriate selection exercice ».
C’est la deuxième fois en une année que la TEC est déboutée devant la Cour suprême. Elle avait déjà été désavouée en octobre 2013 lorsque Keshoe Parsad Matadeen, qui était encore Senior Puisne Judge, et le juge Balancy avaient donné gain de cause à Salim Khadaroo, qui s’était senti lésé lors d’un exercice de nomination de Executive Officer. Il y a également un autre cas en cour concernant cette fois la nomination de Quality Assurance and Accreditation Officers. Comme quoi, la TEC est une espèce de serial offender !
Et c’est suite à une plainte logée par Sushita Gokool-Ramdoo, très qualifiée en matière d’éducation à distance, contre la TEC que la Cour suprême a statué que la nomination d’Arunen Valayden était irrégulière et qu’un nouvel exercice de sélection selon des procédures transparentes et claires doit être mené. Sishita Gokool-Ramdoo était représentée par Me Ivan Collendavelloo Senior Counsel et l’avoué Sheffick Sookia. Ce jugement entraîne d’autres secousses à la TEC, qui se voit ainsi contrainte de revoir la nomination du Head of Finance et de Deputy Secretary.
Le plus cocasse dans ce qui se passe à la TEC est que des employés se décrivant comme le « happy TEC staff » multiplient la rédaction de courriers encensant le président Éric Ng Ping Chuen et cette organisation en général. Ces courriers qui ne portent que des initiales vantent les méritent de la direction de la TEC qui, selon eux, a mis un terme aux « illegal appointments » et « illegal increments ».
Avec ce qu’a décidé la Cour suprême vendredi, c’est une claque sonore qui est administrée à ces employés cireurs de pompes et à ceux qui ont reproché au conseil des ministres d’empêcher la TEC de commettre ce qu’on peut appeler a « new blunder » à l’encontre des employés, ces récalcitrants qui ont osé défier le tandem Ng-Bhakshi et qui se sont retrouvés face à des comités disciplinaires. Comme quoi, la justice finit par triompher !