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À un jour des premiers effets du cyclone Cilida, le Local Emergency Operations Command (LEOC) – composé des officiers de la police, des Fire and Rescue Services et des conseillers du village de Pamplemousses – s’est rencontré mercredi après-midi au Village Hall de Terre-Rouge pour analyser l’état de préparation des villages situés dans la région Nord. Ils sont 96 villages à risques en cas de cyclone ou de fortes pluies. L’absence du ministère de la Sécurité sociale a été décriée par ceux présents.

La montée des eaux suite aux pluies torrentielles qui ont balayé le village de Cottage et d’autres localités au Nord du pays semble avoir été un coup dur pour les autorités. « Ce qui s’est passé à Cottage est vraiment une catastrophe », a expliqué le député de la circonscription numéro 5 (Pamplemousses/Triolet), Sharvanand Ramkaun. Et d’ajouter que personne n’attendait une pluviométrie de 150 mm en trois heures. À cause de ces averses inattendues, les autorités locales se voient dans l’obligation de mettre les bouchées doubles « afin de pouvoir secourir et protéger les vies dans l’éventualité d’une autre catastrophe ».

L’un des problèmes notés lors des dernières pluies diluviennes au Nord concerne l’état des drains. Selon le député, le changement climatique oblige « de construire des drains larges qui peuvent protéger les maisons au moins 50 ans ».

Selon Prakash Maunthrooa, conseiller au bureau du Premier ministre, personne n’avait réalisé les dégâts causés à Cottage. « Nous avons appris nos leçons après ces événements », a-t-il dit. À cause de cette situation inattendue, il a demandé au conseiller de s’assurer « de la participation active de la communauté locale » et de ne pas associer la politique aux catastrophes naturelles. Ainsi, en énumérant les décisions principales du National Disaster Risk Reduction and Management Centre, il a demandé que les zones à risques soient identifiées. L’un des points relevés suite à la dévastation causée par les eaux à Cottage est l’absence d’un centre de refuge. Les habitants, a fait ressortir Prakash Maunthrooa, « ont été réticents » à se rendre dans un centre de refuge et « ont préféré aller habiter chez leurs proches ». Des centres de refuges improvisés, selon ceux présents, sont nécessaires.

La police fait face aussi à des difficultés après les grosses pluies. Selon les officiers, ils éprouvent beaucoup de problèmes en exécutant leurs tâches. « Les familles touchées croient que nous apportons de l’argent pour eux alors que ce n’est pas notre travail », déplorent-ils. À ce moment, des voix se sont élevées pour critiquer l’absence des représentants du ministère de la Sécurité sociale « qui auraient dû être présents pour écouter les doléances ».

Les conseillers des villages du Nord et les autorités concernées se sont réunis ce jeudi à 10 h dans les différentes postes de police pour dégager une stratégie qui sera appliquée. Elle doit comprendre les décisions prises par le NDFRRMC.

Une “hotline” (8967) est aussi mise à la disposition des habitants du conseil de district de Pamplemousses/Rivière-du-Rempart pour qu’ils puissent obtenir de l’aide.