Les habitants de Plaine-des-Papayes, de Morcellement St-André et de Fond-du-Sac ont été conviés à des activités le week-end dernier, axées sur la paix, la santé et l’environnement. Quelques centaines de personnes ont répondu à l’appel de l’Educational & Holistic Health Care Association en collaboration avec les conseils des villages des localités précités, des forces vives et du mouvement Brahma Kumaris Global Peace House.
La santé, la richesse et le bonheur sont les trois éléments qui ont dominé ces activités par le biais de causeries, d’une exposition sur la santé, le stress, l’environnement, la méditation, l’horoscope des valeurs, l’alimentation saine et économe et une démonstration de cuisson solaire. Sister Gaytree, de la Brahma Kumaris Global Peace House, a longuement évoqué ce sujet. Selon elle, une personne a besoin de ces trois éléments de manière à mener une vie saine. Or, souligne-t-elle, malgré les grandes avancées scientifiques, les technologies et le confort, les gens ne sont pas vraiment heureux dans la vie. « Quelqu’un peut-il affirmer qu’il n’a jamais eu de problème ou de tristesse dans sa vie et qu’il est heureux ? Personne ne peut le dire », a-t-elle déclaré. Selon elle, pour être en communion avec ces trois éléments, il est important que les gens apprennent à se connaître. « Si vous ne savez pas qui vous êtes, vous ne connaîtrez jamais votre destination. »
Sister Gaytree est d’avis que tout ce que nous voyons autour de nous n’est que le reflet de ce qui se passe à l’intérieur de nous-mêmes. « Par exemple, sommes-nous conscients de notre environnement, de ce qui se passe sur notre planète ? Parfois, nous voyons les dégâts mais lorsqu’ils ne nous affectent pas directement, nous ne nous sentons pas concernés. Mais lorsqu’ils sont présents dans notre village, notre ville ou notre maison, à ce moment nous les ressentons. » Décrits déjà depuis fort longtemps par des personnes clairvoyantes, les symptômes de ces cataclysmes sont en train de ronger la société « malgré le fait que nous vivons tranquilles dans notre paradis. » Mais, ajoute-t-elle, notre pays est très vulnérable car nous importons plus de 70 % de notre alimentation. « S’il y a une calamité naturelle ailleurs dans le monde, que mangerons-nous ici ? »
Poursuivant, Sister Gaytree a parlé de l’explosion de l’information dans le monde mais, précise-t-elle très vite, l’information ne veut pas dire la connaissance et la connaissance telle quelle ne signifie pas la sagesse. « La sagesse nous vient lorsque nous sommes capables d’extraire la connaissance de cette gamme d’informations qui envahissent notre quotidien. » Elle a aussi parlé de la santé qui n’est rien sans la paix intérieure malgré le confort dans lequel les gens vivent. Pour avoir cette paix intérieure, il nous suffit, déclare-t-elle, de nous connecter à Dieu par la prière, la pensée positive ou la méditation.
Intervenant à son tour, Mme V. Kanhaye du ministère de l’Environnement a parlé de l’eau, des plantes, de la mer, de l’air, des animaux, entre autres, qui nous entourent et qu’il est important de préserver. Cette Environment Officer explique que l’eau provient des nappes souterraines, des réservoirs et des cours d’eau qu’il convient de protéger et de ne pas polluer. Elle a mis l’accent sur les entreprises polluantes, les pesticides et fertilisants mais aussi sur les déchets que les gens jettent dans les drains, les cours d’eau et les terrains abandonnés. « Nous ne devons pas gaspiller cette ressource mais collecter l’eau des pluies à des fins non potables. » S’agissant de la mer et des plages, Mme Kanhaye constate qu’elles sont également polluées par les déchets des visiteurs et que les filaos sont détruits par les feux qu’ils allument. L’Environment Officer a aussi indiqué que l’air que nous respirons est pollué par le carburant utilisé dans le transport, les brûlis de canne à sucre et les concasseuses et par les détritus que les gens brûlent dans leurs cours. « Lorsqu’on brûle des déchets dans notre cour, cela affecte non seulement l’air que nous respirons mais aussi le voisinage. Notre système respiratoire est alors irrité ; il y a des effets cancérigènes et cela attaque nos poumons, notre système nerveux et sanguin. » Selon elle, les Mauriciens produiraient quelque 1 200 tonnes de déchets par jour, soit un kilo par tête d’habitant, ce qui est trop.
Par ailleurs, une centaine de personnes ont participé à une marche de Morcellement St-André à Plaine-des-Papayes.