Dans nos 90 rivières et 232 canaux vivent des espèces indigènes de poissons ou de crustacés. ON peut y trouver dix-huit espèces de poissons, dix espèces de crustacés et certains insectes comme les gyrins. Cette population subit cependant diverses pressions qui menacent leur survie.
On est plus enclin à chercher des espèces endémiques et indigènes au coeur des forêts. Pourtant, nos rivières en comportent. Selon un rapport de l’Association Réunionnaise pour le Développement de l’Aquaculture (ARDA), nos rivières abritent dix-huit espèces de poissons, dix espèces de crevettes et une espèce de gyrin indigène. Parmi les espèces de poissons répertoriées, on retrouve le “cabot rayé” (qui est très rare), le “cabot bouche ronde” et deux espèces d’anguilles. Les “bichiques”, qui sont des alevins des “cabots”, ont aussi été aperçus. Du côté des crustacés, la majorité des espèces trouvées sont des “camarons” et des “chevrettes”.
Hormis leur statut d’espèce indigène, et donc unique dans une partie du monde, cette faune a son importance. Certains sont des maillons essentiels des écosystèmes, notamment à travers la chaîne alimentaire. D’autres sont des détritivores et contribuent à éliminer une quantité conséquente de déchets dans les rivières.