Au 3 avril 2014, le nombre officiel de cas de dengue enregistré par le ministère de la santé s’élève à 44. Ce, suite au cas de dengue détecté sur 609 échantillons de sang analysés entre samedi 29 mars et mardi 1er avril et aux deux nouveaux cas détectés sur 637 échantillons analysés du 1er au 3 avril. Dans un communiqué émis jeudi, le ministère de la Santé soutient que “toutes les mesures de santé publique qui avaient été déclenchées depuis la détection du premier cas sont maintenues.” Une preuve que la propagation n’est pas totalement maîtrisée malgré toutes les mesures entreprises.
Tandis que l’épandage de larvicide se poursuit, 49 919 habitations et 2 200 terrains en friche ont été traités, indique le ministère, et la fumigation a couvert 42 648 foyers et 3 912 terrains vagues à ce jour. Les camions ont effectué 294 trajets au site d’enfouissement de Poudre-d’Or pour le déversement des déchets. Le communiqué indique par ailleurs que 1 364 Notices ont été servis pour non-respect de la loi relative à l’eau stagnante sur les toits et autour des maisons et plusieurs contraventions ont été dressées au terme du délai prescrit dans la loi, précédant un premier avertissement. 
Toutefois, malgré la campagne menée sur le terrain, ce dernier chiffre interpelle : l’existence de nouveaux cas démontre que l’épidémie n’est pas totalement jugulée puisque’en plus des porteurs malades du virus, il y a aussi potentiellement des porteurs sains qui contribuent à faire perdurer la propagation du virus.
Il s’agit de cas sporadiques”, indique le ministère de la Santé. La dengue a, jusqu’à présent, touché seulement quelques individus de la population, cas par cas, sans former une chaîne de transmission continue. Le ministère rappelle également que les personnes infectées sont hospitalisées de 7 à 8 jours avant de les isoler le temps que le corps élimine le virus, puisqu’il n’existe aucun vaccin contre la dengue. Concernant l’état de santé des nouveaux patients, le ministère indique qu’ils sont cliniquement stables.