Michael Rishworth (à dr.), nouveau CEO du MTC

Michael Rishworth, nouveau Chief Executive Officer (CEO) du Mauritius Turf Club (MTC), souhaite travailler en étroite collaboration avec la Gambling Regulatory Authority (GRA). C’est ce qu’il a déclaré à la presse ce mardi 23 octobre.

Le nouveau CEO du MTC, Michael Rishworth, a été officiellement présenté hier par Kamal Taposeea, président du club de la rue Eugène Laurent, lors d’un point de presse au siège du MTC, à Port-Louis.

A leurs côtés, Frantz Merven, Denis Doger de Spéville et Rajiv Servansing, administrateurs, Benoît Halbwachs, General Manager par intérim, et Jérôme Tuckmansing, Finance Manager.

D’emblée, Kamal Taposeea s’est dit ravi et chanceux d’avoir pu enrôler quelqu’un de la trempe de Michael Rishworth. Le président du MTC l’a d’ailleurs qualifié de « seasoned person in the racing industry for he understands the training world, the bookmaking world, the Tote and even Boards ».

Expérience.

En effet, le Sud-Africain compte plus de 20 ans d’expérience dans le domaine hippique et 15 dans la gestion d’entreprise. Il a aussi été la cheville ouvrière derrière le projet Tellytrack qu’il a commencé « from scratch », dit-il fièrement.

Michael Rishworth entrera en poste à partir du 1er février 2019, quand il prendra le relais à Benoît Halbwachs.

C’est son profil de “jack of all trades” qui a fait pencher la balance en sa faveur. Avec une telle carte de visite, autant dire que les attentes sont énormes et le principal concerné en est conscient.

Si dans l’immédiat il dit être là pour « listen, look and learn », le nouveau CEO a déjà sa feuille de route qui lui permettra de mener à bien sa mission. C’est-à-dire, donner une nouvelle impulsion à l’hippisme mauricien et le faire franchir un nouveau cap.

D’où le partenariat souhaité avec l’État, en particulier la GRA.

« I need to impress the Mauritian Government at large and in particular the GRA. I need to do whatever I can to work with in order to improve the business of horse racing in Mauritius », a-t-il déclaré.

« Yes we can do a number of things without their support but, unfortunately, those things are relatively small things. In order to do the big things that will move the Club to another level, we need the collaboration and partnership of the GRA. It’s only together that we can make a difference », a-t-il plaidé.

C’est ainsi qu’il a dressé une liste de priorités auxquelles il compte s’attaquer au lendemain de sa prise de fonction.

La première concerne l’organisation d’un plus grand nombre de courses. « Like any business, racing is about money. In order to change things significantly, we need money », fait-il comprendre.

Qui dit amasser plus de revenus, dit organiser plus de courses. Dans cette optique, Michael Rishworth compte approcher la GRA pour que cela soit une réalité la saison prochaine. « If we can race two or three more times in a year, that would be good but, ideally, it would be great if we could race 9 races in a day when the nominations allow us to do so ».

Économie parallèle.

Autre sujet que tient à coeur le nouveau CEO est la lutte contre le pari clandestin. Il est conscient que cette “économie parallèle” constitue un manque à gagner énorme pour le MTC.

Il s’est dit ravi que la GRA ait adressé ce problème « with the appointment of an individual who would be heading up a department to assist it in that regard ».

Michael Rishworth en est convaincu : « If the Turf Club could get a small percentage of that so called illegal betting into the legal net, that could mean a substantial benefit to the MTC ».

Il s’est dit prêt à travailler main dans la main avec la GRA et les autorités pour éradiquer ce fléau.

Le “commingling” est l’autre sujet qui figure en haut de sa liste de priorité. Il n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi cela n’est pas encore une réalité à Maurice.

« I don’t know of any racing jurisdiction that does not commingle right now », lâche-t-il.

« Even Hong Kong, the most secured country in racing at the moment, has commingling. Japan, where I have been racing for many years, does it. It’s something that is a worldwide norm. I think it’s high time to educate people about how it works and the benefits it brings. »

Internationalisation.

Le nouveau CEO a aussi la ferme intention de porter à l’international les courses mauriciennes. Pour ce faire, il est d’avis qu’il faut rehausser le niveau et cela passe inévitablement par des “stakes money” plus attrayants.

« At the end of the day, this is what cleans up the industry, encourages owners, makes trainers earn a living. Look at the racing jurisdictions around the world, they are all places where they pay reasonable levels of stakes ».

Il ajoute : « I endeavour to do everything in my power to raise those levels of stakes to the highest possible level amid the financial constraints we are in because it is only this that is going to transform the industry ».

En dernier lieu, Michael Rishworth compte s’attaquer aux infrastructures vétustes du Champ de Mars pour un meilleur confort de tous les stakeholders, qu’ils soient les membres du public ou les professionnels des courses.

Bio Express

Âgé de 57 ans, Michael Rishworth est originaire de Port Elizabeth en Afrique du Sud. Il est détenteur d’une licence de commerce de l’Université de Port Elizabeth et d’un B.Com (Hons) en marketing. Il est marié et est père de deux enfants.


Benoit Halbwachs, 42 ans de bons et loyaux services

Benoit Halbwachs

Même s’il avait soumis sa démission en tant que General Manager du Mauritius Turf Club il y a deux ans, Benoît Halbwachs assurait l’intérim à ce poste le temps que le MTC trouve un CEO. Maintenant que c’est chose faite, celui qui a servi le Club pendant 42 ans, dont 25 comme General Manager, peut tirer sa révérence. Mais ce n’est pas pour autant qu’il prendra totalement ses distances du MTC.

Selon Kamal Taposeea, Benoît Halbawachs agira comme conseiller auprès de Michael Rishworth, tout en cumulant les fonctions de secrétaire du board des administrateurs, conformément aux statuts du club. Benoît Halbawachs aura aussi comme responsabilité de s’assurer du bon déroulement des journées de courses, le tout à temps partiel.