La Private Medical Practitioners Association (PMPA) a tenu, la semaine dernière, son assemblée générale annuelle au cours de laquelle le Dr Patrick How a à nouveau été élu président. Il sera assisté du Dr Ishaack Jowahir alors que le Dr François Tadebois agira en tant que porte-parole de l’association. À l’agenda des médecins privés: la concrétisation au plus vite du Family Doctor’s System qu’ambitionne le gouvernement. La PMPA réclame ainsi d’être partie prenante de cette mesure qui vise à décongestionner le service hospitalier public tout en, d’une part, réduisant le coût pour le gouvernement et, d’autre part, en donnant un boost au privé.  
Élu à la présidence de la PMPA pour la première fois en 2011, c’est la 4e année consécutive que le Dr Patrick How assumera ces fonctions. Il sera épaulé par les Dr Aziz Foondun, A. Hossenbaccus, D. Sandoram, S. Hulkoree, I. Jowahir (vice-président), B. Goolaub et F. Tadebois, les autres membres de l’exécutif de la PMPA, nouvellement élus. Outre les postes de vice-président et PRO, occupées respectivement par le Dr I. Jowahir et F. Tadebois, la responsabilité du secrétaire revient au Dr Sandoram qui sera assisté par le Dr S. Hulkoree. Les fonctions de trésorier et d’assistant trésorier ont été confiées, respectivement, au Dr Aziz Foondun et au Dr A. Hossenbaccus. Le Dr B. Goolaud s’occupera du dossier relatif aux Scientific Affairs.
Nouveau comité, nouvelle détermination. La PMPA entend cette année faire de son cheval de bataille la mise en place du Family Doctor’s System prôné dans les manifestes électoraux des différents partis et qui figure sur le programme gouvernemental. Si le gouvernement compte mettre cette mesure en pratique, certaines sources avancent que le ministère de la Santé envisage le recrutement de médecins à la retraite pour leur collaboration. Or, la PMPA revendique sa participation à ce système dont l’initiative vise à décongestionner les hôpitaux publics. L’association rappelle au gouvernement que ses membres sont disposés à donner un coup de main, notamment en prenant sous leur responsabilité les maladies chroniques, pour lesquelles les visites aux Casualties sont un calvaire quotidien pour les patients. “Les cas de diabète, d’hypertension et de rhumatisme peuvent être traités par le privé à moindre coût”, estiment les membres de la PMPA qui font ressortir qu’en outre, en acceptant la participation des médecins privés à ce système, cela éviterait au gouvernement de recruter d’autres médecins. Avec la collaboration du privé, les médecins du public pourront davantage se concentrer sur des cas plus conséquents. Parallèlement, les médecins privés en tireraient bénéfice.
Quant à la polémique entourant l’ouverture des mediclinics sur une base 24/7 et qui oppose les médecins généralistes publics au ministère de la Santé, la PMPA, précisant qu’elle n’est pas partie prenante dans cette affaire, estime que la mise en place du Family Doctor’s System au plus vite est une solution efficace qui évitera le conflit actuel dans les mediclinics. Les médecins privés se disent prêts à débattre du sujet avec le ministère de la Santé, en présence des médecins au plublic.
Autre priorité à l’agenda de la PMPA: le combat contre les médecins étrangers qui travaillent illégalement à Maurice. “Trop de médecins étrangers opèrent à Maurice sans avoir obtenu au préalable l’aval du Medical Council de leur pays. Il y a des médecins étrangers qui n’ont pas à être ici car barrant la voie aux médecins locaux. Nous allons nous atteler à ce que le gouvernement prenne les mesures nécessaires”, dit-on à la PMPA. Dans le sillage, la PMPA espère établir le dialogue avec le ministère de la Santé pour l’avancement de la santé à Maurice.