À quelques jours de la tenue à Maurice du cinquième dialogue politique entre l’Union européenne et Maurice, prévu pour le 30 mai, le conseil de l’UE a publié la semaine dernière un nouveau consensus européen pour le développement.
Ce consensus définit un nouveau cadre pour la coopération au développement pour l’UE et ses États membres avec l’objectif primordial d’éradiquer la pauvreté par la promotion d’une bonne gouvernance, par un développement humain et économique, et en faisant face aux problèmes mondiaux tels que la lutte contre la faim et la préservation des ressources naturelles mondiales.
Le consensus recommande une coordination et une cohérence accrues entre l’UE et ses États membres. Il propose une approche adaptée et différenciée avec des partenaires pour promouvoir la programmation et la mise en oeuvre conjointes, avec la pleine participation de la société civile et d’autres acteurs. Il met en évidence l’importance de l’efficacité du développement, de la transparence, de la responsabilité mutuelle et de l’appropriation par tous les partenaires impliqués, tout en veillant à ce que tous les moyens soient utilisés pour délivrer les Sustainable Development Goals (SDG). Il insiste également sur la démocratie, la règle de droit, l’universalité et l’indivisibilité des droits de l’homme et des libertés fondamentales, le respect de la dignité humaine, les principes d’égalité et de solidarité et respect des principes de la charte des Nations et droit international. Ces valeurs universelles et la bonne gouvernance sont au coeur de l’agenda 2030.
Le document souligne que le dialogue politique est un moyen important d’avancer dans les principes du développement et a également une dimension préventive visant à garantir que les valeurs de l’UE soient respectées.
Ainsi, l’UE et ses États membres intégreront dans l’exercice de dialogue politique le respect des droits de l’homme, la démocratie, l’État de droit et l’égalité de genre dans leur dialogue politique. Ce dialogue sera mené avec et au-delà des partenaires gouvernementaux et constituera une plate-forme majeure d’action, où une compréhension partagée sera promue, les progrès seront régulièrement examinés et des mesures d’appui appropriées seront identifiées, souligne le document.
L’égalité entre les sexes est au coeur des valeurs de l’UE et est consacrée dans ses aspects juridiques et les cadres politiques. L’UE et ses États membres favoriseront les droits des femmes et des filles, l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes et des filles et leur protection en tant que priorité dans tous les domaines d’action.
L’UE et ses États membres mettront en oeuvre une approche axée sur les droits pour le développement et la coopération, englobant tous les droits de l’homme. Ils favoriseront l’inclusion et la participation, la non-discrimination, l’égalité et l’équité, la transparence et la responsabilité. L’UE et les États membres continueront à jouer un rôle clé en veillant à ce que personne ne soit laissé derrière. Partout où les gens vivent et quelle que soit leur origine ethnique, leur sexe, leur âge, leur handicap, leur religion ou leurs convictions, l’orientation sexuelle et l’identité de genre, l’état de la migration ou d’autres facteurs. Cette approche comprend l’examen des multiples discriminations auxquelles sont confrontées les personnes vulnérables et marginalisées.