A peine arrivé à Maurice dimanche dernier avec son épouse et sa fille d’à peine un an, l’Australien Ben Hiddlestone n’a pas eu le temps de chômer. Lundi, il était à la piscine Serge Alfred à Beau-Bassin pour faire connaissance avec les 29 nageurs qui ont été sélectionnés par Idris Sufraz pour les Championnats d’Afrique de la Zone 4 et aussi rencontrer en coup de vent le président de la Fédération mauricienne de Natation, Harold Lai. A 40 ans, c’est une nouvelle aventure qui a commencé pour cet entraîneur australien qui succède donc au Français Philippe Pascal comme Directeur Technique National (DTN). En fait, il est le  deuxième Australien à occuper ce poste à Maurice après Thomas Stachewicz, qui était en poste à la fin des années 90.
D’entrée de jeu, Ben Hiddlestone joue sur la prudence et ne veut pas trop commenter sur la situation de la natation mauricienne et sur ses projets. « J’arrive à peine et je suis encore en train de chercher mes marques et aussi trouver une maison. Ce que je peux vous dire c’est que je suis heureux d’être à Maurice, mon épouse est Mauricienne (l’ex nageuse de haut niveau Diane Etiennette) et c’est bien de retrouver la famille. Mais je suis aussi à Maurice pour travailler et donner le meilleur de moi-même pour cette discipline », soutient le technicien Australien.
Intégré dans le staff technique de la sélection nationale  aux côtés d’Idris  Sufraz durant ces quatre jours de compétition, Ben Hiddlestone dira quand même sa satisfaction de voir une équipe mauricienne très motivée. « C’est définitif Maurice a une bonne base pour travailler. Philippe Pascal que j’ai eu le plaisir de rencontrer a fait un excellent travail avec les nageurs qui me semblent très à l’aise dans les compétitions. C’est déjà un bon point et maintenant il faut savoir travailler avec tout ce qu’on a et aussi assurer la formation de nouveaux », a-t-il expliqué à Week-End entre deux sollicitations.
Croire dans les structures
Pour l’heure l’Australien a indiqué qu’il compte avant tout avoir une rencontre avec le président de la fédération pour voir s’il y a déjà un plan de travail. Avant de venir à Maurice Ben Hiddlestone était un entraîneur de club prolifique à Melbourne et avait même ses nageurs sélectionnés dans l’équipe Australienne des récents  Jeux du Commonwealth à Glasglow. Mais à Week-End, il confie qu’il préfère assurer le rôle de DTN dans un petit pays comme Maurice que d’être entraîneur   d’un grand club dans une grande ville comme Melbourne. « Les possibilités sont beaucoup plus énormes et intéressantes quand on est DTN. Être entraîneur de club c’est se limiter aux nageurs d’un club alors qu’être DTN dans un pays comme Maurice me donnera la possibilité d’avoir un regard beaucoup plus large sur une discipline comme la natation. Je suis de ceux qui croient dans les structures et des gens qui y travaillent. C’est un peu avec cette idée que je place ma mission à Maurice. Car sans structure une discipline sportive ne peut pas progresser comme il le faut. Cette idée, je l’avais incluse dans le projet pour mon club qui a porté ses fruits. Donc, j’espère vivement en faire de même à Maurice dans différentes régions pour une progression plus harmonieuse de la natation»,
avoue-t-il volontiers.
Interrogé sur le meilleur nageur mauricien à ce jour, Bradley Vincent qui a réussi les minima B pour les Jeux Olympiques, Ben Hiddlestone ne cache pas sa joie devant une telle réussite. «Je pense que là encore Philippe Pascal a fait un travail formidable avec Bradley qui est aussi un nageur talentueux. Je crois qu’il peut réussir les minima A et j’espère qu’il le ferra dans les compétitions à venir»,a confié l’Australien.