Le nouveau procès intenté à Josian Kenneth Fabre pour la possession de 285,8 g d’héroïne a débuté aux Assises ce matin. Alors qu’en 2008 l’accusé avait plaidé non coupable, et écopé de 32 ans de prison, ce matin, Josian Kenneth Fabre a changé de stratégie en plaidant coupable. La Poursuite, représentée par Me Pravind Harrah et Me Rengasamy, a “close the case” après avoir écouté ses trois témoins. Ces derniers ont présenté les pièces à conviction et la déposition de l’accusé. Me Rama Valayden, l’avocat de la défense, appellera Josian Kenneth Fabre à la barre des témoins lors de la prochaine audience, mardi prochain.
Après que Josian Kenneth Fabre a plaidé coupable ce matin, la poursuite a fait savoir à la Cour qu’il aura besoin que de trois des témoins qui avaient été assignés. Le premier témoin à être appelé a été le Chief Clerk de la Cour suprême, qui avait sécurisé les pièces à conviction ainsi que les documents présentés lors du premier procès en 2008. Abdool Dinatally a présenté à la Cour une enveloppe contenant deux sachets dans lesquels se trouvait de l’héroïne, une somme de 1 300 dollars américains, deux téléphones portables, une somme de Rs 2 927 et un sac à dos noir. Il a par ailleurs produit plusieurs documents dont les photos prises par la police. Un autre témoin, l’inspecteur Omdidally, a identifié les photos qu’il avait prises après l’arrestation d’une Sud-Africaine complice dans cette affaire. Il a par ailleurs expliqué que la Sud-Africaine avait été arrêtée après un control delivery exercice de la police pour la coincer. Le dernier témoin de la poursuite, l’inspecteur Jean, celui qui avait enregistré la déposition de l’accusé et enquêté sur l’affaire, a également déposé.
Selon les faits tels que présentés en cour, en avril 2005, la douane de l’aéroport SSR reçoit une boîte en provenance de l’Afrique du Sud, destinée à une certaine Jenneth, une Sud-Africaine résidant dans un pensionnat à Grand-Baie. Soupçonneux, les officiers décident d’ouvrir la boîte, qui contient des vêtements. En essayant d’ouvrir les deux côtés de la boîte, les douaniers tombent sur une enveloppe contenant deux sachets d’héroïne. La police monte ainsi une opération pour coincer les trafiquants. Le colis est livré chez la Sud-Africaine à Grand-Baie et elle est arrêtée. Dans sa déclaration, elle devait indiquer à la police qu’elle était censée remettre le colis à une autre personne qui allait l’attendre sur le parking de l’hypermarché Super U à Grand-Baie. Une autre opération est montée pour savoir a qui était destinée cette drogue. La police tombe alors sur Josian Kenneth Fabre, venu prendre le colis. En voyant la police, il essaie de prendre la fuite mais est vite rattrapé. Dans sa déposition à la police, Josian Kenneth Fabre avait catégoriquement nié les faits, soutenant qu’il n’était au courant de rien. À un certain moment de l’enquête, il a fait valoir son droit au silence, disant qu’il allait répondre à toutes les questions en Cour. La valeur de la drogue saisie était estimée à Rs 2, 8 M. À une question de Me Rama Valayden lors du contre-interrogatoire, le policier a soutenu que l’enquête sur les avoirs et biens de l’accusé avait révélé qu’il ne possédait rien au moment de son arrestation. Il n’avait pas de compte bancaire et vivait dans une petite maison louée à Plaisance, Rose-Hill.
La défense présentera ses arguments à la prochaine audience mardi. Josian Kenneth Fabre sera appelé à la barre des témoins suivi de son épouse et de deux autres témoins.