Fin du suspense pour les douze Somaliens arrêtés en janvier 2013 et poursuivis devant la cour intermédiaire à deux reprises pour piraterie en haute mer. Après les plaidoiries et réquisitoires des avocats de la défense et de la poursuite, la cour a fixé la date du jugement au 14 juillet. Alors que la poursuite soutient qu’il y a bien eu une attaque en haute mer et que c’est l’embarcation où se trouvaient les Somaliens qui avait été traquée dès le départ, la défense soutient que la poursuite se base sur des « circumstancial evidences » et qu’elle n’a pu prouver le délit d’acte de piraterie en haute mer « for private ends ».
Les Somaliens sont accusés d’avoir attaqué le MSC Jasmine, battant pavillon de la République française, à coups de feu, le 5 janvier 2013 en haute mer à 240 milles nautiques des côtes somaliennes vers les 14 h 10 (heure de Somalie), à bord d’un skiff. Face à l’imminence d’une attaque dans cette partie de l’océan Indien, infestée de pirates, des membres de la sécurité à bord du cargo avaient alors déclenché deux fusées éclairantes en guise d’avertissement. Des militaires américains de l’USS Halyburton, alertés par un SOS du MSC Jasmine, devaient arriver à bord d’un hélicoptère en attendant l’arrivée de renforts, en l’occurrence la frégate française Le Surcouf ainsi qu’un avion militaire allemand faisant partie de la flotte de l’OTAN luttant contre les actes de piraterie dans cette partie du globe. Les accusés avaient été maîtrisés puis arrêtés.
Trois ans après leur arrestation et après leur acquittement en novembre 2014, les douze accusés, qui sont âgés de 20 à 45 ans, ont fait face à un nouveau procès en cour intermédiaire. Dans un jugement en appel rendu le 18 décembre dernier, les juges Ah Foon Chui Yew Cheong et Asraf Caunhye ont ordonné à ce qu’un nouveau procès soit institué contre eux. Le procès s’est tenu devant les magistrats Wendy Rangan et Azam Neerooa.