Le groupe internet Amazon a présenté sa première tablette multimédia : le Kindle Fire. Vendu moitié moins cher que le leader du marché, l’iPad d’Apple, l’engin s’annonce comme un concurrent crédible.
Vendu 199 dollars (contre au moins 499 dollars pour un iPad) à compter du 15 novembre, exclusivement aux Etats-Unis dans un premier temps, le Kindle Fire s’inscrit dans la gamme des liseuses Kindle qu’Amazon décline depuis quatre ans. Mais il dépasse largement le domaine de la lecture : on peut aussi s’en servir pour regarder des films, écouter de la musique, naviguer sur le web etc.
« Ce sont des produits de luxe à des prix non luxueux », a souligné le PDG et fondateur d’Amazon Jeff Bezos, précisant que son groupe était en train de fabriquer « des millions de ces appareils ». Amazon n’a pas fait mystère du fait que son Kindle Fire répondait à sa stratégie de distributeur numérique : « Nous nous sommes demandés s’il y avait une façon de rassembler dans un seul produit tout ce que nous offrons, sous une forme que les clients adoreront », a expliqué M. Bezos.
Amazon vend très certainement cet appareil à perte, en dépit de quelques compromis sur la performance comme l’absence de caméra. Mais c’est pour le groupe une façon de pousser la vente des livres, films et musiques en ligne, pour les droits d’exploitation desquels le groupe a « budgété des centaines de millions de dollars », selon M. Bezos.