C’est la  psychose parmi le personnel de la boutique hors taxes. Après l’article de Week-End, la semaine dernière, mettant en exergue «le traitement inhumain» auquel font face les employés, une chasse à l’homme s’est déclenchée.
 Les hauts cadres ont menacé tout le personnel en affirmant qu’une enquête minutieuse est menée en vue de remonter jusqu’à ceux qui ont osé, par presse interposée, exposer leur sort. Face à cette situation devenue intolérable, nul ne sait à quel saint se vouer d’autant que, disent-ils, leurs représentants syndicaux sont dans le même bateau qu’eux. Idem du côté de leurs supérieurs directs et des officiers du Health & Safety qui jouent à l’autruche en faisant semblant de ne rien voir ni entendre. Chacun préférant, selon nos sources, faire profil bas pour éviter d’être pris dans les filets des politiques qui restent très présents à l’aéroport. Pour rappel, les chaises ayant été supprimées, le personnel doit assurer le service 10 heures d’affilée avec seulement une heure de pause déjeuner. De plus, le mess room étant toujours dans l’ancien terminal, le lunch time de ces employés est drastiquement réduit, car ils doivent consacrer en moyenne 15 minutes pour le parcours aller-retour.