Avec son nouveau disque NCIT, “l’homme qu’on appelle” Nitin Chinien signe son retour sur le devant de la scène après trois ans d’absence. Une occasion pour l’artiste engagé d’évoquer les réalités de notre société, de dénoncer les injustices et les actes négatifs qu’il a subis. Une invitation également à une prise de conscience.
Il dépeint une réalité de notre société à travers des textes poignants. Avec son nouvel opus NCIT, le chanteur Nitin Chinien signe son come-back artistique, trois ans après Ou le tou. Et poursuit sur un autre rythme son engagement dans le combat qu’il mène depuis quelques années. L’artiste fait la lumière sur les injustices et dévoile par la même occasion une autre facette de sa personnalité.
Cette partie sombre de lui qui le rongeait, le détruisait, le brûlait à petit feu pendant plusieurs semaines. “Car j’ai moi-même été victime d’une injustice récemment. Zot ti anlev enn parti de mwa. Zot inn priv mwa de mo liberte. San okenn explikasion zot ti anpes mwa travay pandan trwa mwa.” De longues semaines de galère et d’incertitude vécues par l’animateur radio, qui ne cessait de s’interroger. Des questions qui sont restées sans réponses, mais qui lui ont fait prendre conscience de ce qui se tramait autour de lui.
Psychologique
Un long moment de réflexion qui a nourri ces trois mois d’interrogations et d’enfermement psychologique. Derrière chaque titre de son nouvel album, Nitin brode une histoire qui ne laisse pas insensible. Sur une musique retravaillée et plus rythmée de La rivier Tanier, il évoque, entre autres, son arrestation en 2007, la corruption politique dans le titre NCIT. “Mo pase lor Lagar Jan Pallach mo zwenn trwa misie lapolis. Zot dir mwa ki to fer la… Kan to zanfan pou pass par-la to ava dir mwa ki sa pa konsern twa…”, narre-t-il sur un ton à la fois sérieux et moqueur.
Pour Dieudonne, qu’il interprète en duo avec le chanteur Lin (Negro pou lavi), l’artiste s’est inspiré des gens qui profitent de sa générosité. Li riss mo lipye touche plusieurs personnes qui se font trahir, que ce soit sur le plan sentimental ou amical. “Ena enn doz de konfians kot to aksepte tou done. Apre to gagn kout kouto dan ledo.” À travers ces titres, Nitin entend non seulement éveiller les consciences mais aussi “faire que le public se responsabilise davantage. Car la situation empire”.
Lumière
Pour rappeler qu’il est bien le fils de son père Siven, et qu’il a eu la chance de naître et de grandir dans un univers où “ledikasion angaze ti touzour prezan”, Nitin a tenu à reprendre les titres de son paternel, Realite Lamur et Sarbon, qui figurent également sur l’opus Ou le tou. Une façon également pour lui de poursuivre le combat de celui-ci et de reprendre ses messages. “Ces paroles sont immortelles et continuent de grandir. Ces textes apportent une lumière dans le coeur de chaque être humain, principalement dans celui des fans invétérés de Siven”, précise Nitin. “En tant que soldat engagé, j’espère personnellement pouvoir toucher l’âme de ces personnes à travers ma musique.”
Recherche
Un mélange de registres, dont le maloya, la musique malgache et le seggae. Un arrangement soigné, signé Nitin lui-même. Une recherche musicale approfondie que le public aura l’occasion de découvrir en live lors de différentes sorties sur scène. “Ce sera un moment de partage avec le public. Il est temps d’agir car les problèmes qui persistent sont énormes. Il faut les dénoncer. Mo espere ki mo bann mesaz ki vivan pou tous zot zorey.”