BUREAU DES AFFAIRES EXTÉRIEURES
DE LA FOI BAHA’IE

Le Naw-Ruz, Nouvel An Baha’i, l’un des sept jours saints où le travail est suspendu. Ce jour saint est célébré cette année par les Bahá’ís du monde entier le 20 mars 2020. Naw-Ruz inaugure la nouvelle année, le premier jour du printemps dans l’hémisphère nord. Ce jour est décrété officiellement par les Nations unies en 2010.
Pour les Bahá’ís, Naw-Ruz est sacré, imprégné du symbolisme du printemps et du renouveau spirituel. Les communautés bahá’íes observent généralement Naw-Ruz avec des réunions de célébration qui combinent des dévotions de prières et la camaraderie joyeuse.
Comment tout cela s’est-il produit? Le Bab, le précurseur et héraut de Baha’u’llah – le prophète fondateur de la foi baha’ie — a inauguré un nouveau calendrier (appelé le calendrier Badi), qui se compose de 19 mois de 19 jours chacun, avec quatre jours intercalaires (cinq en années bissextiles) pour compléter l’année solaire. La seule fête religieuse instituée par le Bab était Naw-Ruz. Les enseignements du Bab étaient principalement destinés à préparer ses disciples à la venue de « Celui que Dieu rendra manifeste ». Baha’u’llah a préservé et adapté plusieurs des principales lois du Bab qui sont observées par les Baha’is. De cette façon, Baha’u’llah a officiellement ordonné Naw-Ruz comme un festival pour ceux qui ont observé la période de jeûne qui précède Naw-Ruz:
Cette loi se réfère au jeûne de dix-neuf jours, une période de discipline spirituelle et de purification, pendant laquelle les Bahá’ís s’abstiennent de manger et de boire du lever au coucher du soleil. Comme le jeûne se termine au coucher du soleil le jour où Naw-Ruz commence, les célébrations sont souvent combinées avec un dîner.
Ainsi, cette ancienne fête sainte zoroastrienne et fête du printemps persane est maintenant transformée en un jour saint Baha’i; le but étant de favoriser la création d’un nouveau monde dans lequel une ère de paix et de prospérité mondiales peut être provoquée par les principes universels d’unité dans la diversité.
Les Baha’is voient ce nouveau jour comme une transformation de l’équinoxe vernal en une célébration universelle de l’unité de l’humanité.