L’UoM Council s’est réuni à plusieurs reprises depuis le départ du Pr Konrad Morgan en tant que vice-chancellor de l’Université de Maurice. Lors de la rencontre d’hier, l’Implementation Committee, auparavant appelé le Taskforce Committee, a indiqué ne pouvoir apporter les changements proposés par le Board de l’institution tertiaire, ceux-ci « pouvant chambouler tout le plan de restructuration ». Ces modifications avaient été suggérées car « le plan ne prenait pas en considération certaines réalités de l’UoM ».
L’Implementation Committee – qui comprend quatre personnes, dont deux membres viennent de se joindre au comité après le départ de deux autres en janvier – revient ainsi au point de départ après cinq mois de travail. Ce qui chiffonne le plus sur le campus de Réduit, c’est que le Pr Konrad Morgan aurait tenté d’apporter les mêmes changements et aurait souligné la difficulté de cette action dans son rapport. « Nous avons l’impression que l’UoM Council n’a pas consulté en détail le plan du Pr Morgan et a tout simplement voulu apporter des changements à sa guise », lance-t-on.
Les membres de l’Implementation Committee organiseront par ailleurs une nouvelle réunion pour consigner cette fois en écrit tout ce qui a été dit verbalement à la présentation d’hier. Alors que les membres du UoM Council s’attendaient à voir l’institution du nouvel organigramme, le comité a fait comprendre qu’il « ne pourra rien faire de plus ».
« Après tout ce temps, aucun travail n’a été fait. Nous n’avons toujours pas les statutes ni les schemes of services », s’insurge-t-on sur le campus de Réduit. L’on commence aussi à se poser des questions sur les modifications que le Board de l’UoM voulait apporter au plan original, le principal changement concernant une exception au niveau du Registrar pour la décentralisation. Cette démarche n’est pas été vu d’un bon oeil : « Le nouveau plan de restructuration du Pr Konrad Morgan avait pour objectif une meilleure gestion de l’institution et surtout la décentralisation des responsabilités. »
Dans ce plan de restructuration, soutient-on, c’est l’administration centrale qui devrait être revue dans un premier temps en raison de sa lourdeur. Sur le campus, on dit ne pas comprendre la raison pour laquelle l’on veuille faire une exception uniquement au niveau Registrar alors que « c’est de là que viennent tous les problèmes ». « La même structure est utilisée depuis la création de l’établissement il y a plus de 40 ans. Le besoin d’un nouvel organigramme se fait de plus en plus sentir avec la hausse du nombre d’étudiants et d’employés chaque année. »
Le nouveau plan de restructuration de l’ancien vice-chancellor Konrad Morgan a fait l’objet de protestations de la part de plusieurs personnes, en particulier celles occupant des postes importants à l’UoM. Le plan vise aussi à assouplir les postes à responsabilités de manière à maximiser la bonne gouvernance afin que personne ne puisse jouir d’une quelconque autorité qui pourrait être perçue comme un conflit d’intérêt. Il préconise ainsi de nouveaux postes, une redéfinition de ceux existants pour décentraliser les responsabilités et une réallocation des tâches.