L’équipe du Mauritius National Identity Scheme (MNIS) a lancé la semaine dernière une campagne d’information sur la nouvelle carte d’identité électronique auprès des jeunes, ciblant les étudiants et employés de l’Université de Maurice. Par ailleurs, plus de 400 cartes ont été livrées à ce jour. Après l’UoM, ce sera au tour du Charles Telfair Institute (CTI) et de l’Université de Technologie (UTM). Des sessions qui comprennent des séances de questions et réponses permettant à l’assistance d’exprimer ses craintes et d’obtenir les réponses nécessaires.
Des questions autour de la nouvelle carte d’identité électronique, il y en avait beaucoup. Avoir sur soi la carte d’identité en permanence est-il obligatoire ? L’important budget de Rs 1,1 million est-il justifié ? Les craintes de l’assistance étaient surtout axées sur la prise des empreintes digitales des citoyens lors de l’enregistrement pour la nouvelle carte d’identité. Étant donné que se tient actuellement la phase de conversion pour ceux âgés de 18 à 22 ans, l’équipe du MNIS organise des séances d’informations à l’intention des jeunes, en se rendant dans les institutions tertiaires afin de les encourager à aller s’inscrire pour la nouvelle carte d’identité.
Lors de cette première séance d’information à l’Auditorium Octave Wiehe, Réduit, les jeunes présents ont pu voir à quoi ressemble la nouvelle carte d’identité et ils ont aussi pris connaissance des données qui seront sauvegardées sur la puce. S’agissant du prélèvement des empreintes digitales, Rao Ramah, directeur du projet, a expliqué à l’assistance que des mesures strictes ont été prises pour que les empreintes digitales soient sauvegardées dans une base de données hautement sécurisée. Il a également précisé que ces informations ne sont pas accessibles à la police. Concernant le fait s’il est obligatoire d’avoir sa carte d’identité sur soi en permanence, Rao Ramah a répondu qu’il n’est pas obligatoire pour un citoyen « de prouver son identité à chaque coin de rue » et que la carte sera utile lors des transactions qui nécessitent la présentation d’une pièce d’identité.
Quant aux questions relatives au budget dépensé pour le projet, Rao Ramah a indiqué que la carte n’est qu’un élément du projet. Celui-ci comprend aussi la mise à jour des données sauvegardées sur la Central Population Database ainsi qu’une Certification Authority qui protège ces informations personnelles. Le budget comprend également les dépenses pour les centres de conversion ainsi que les ressources pour la mise en oeuvre du projet ainsi que d’autres éléments tels que la campagne de communication.
Les étudiantes de l’Université ont voulu aussi savoir si le « genre » d’une personne est considéré comme une donnée sensible par la loi. Rao Ramah a rétorqué que le terme « genre » se réfère au sexe de la personne et que cette information ne figure pas dans la liste des données considérées comme sensibles par la Data Protection Act.