Moments de panique parmi les sympathisants de l’Alliance Lepep de Nouvelle-France dans la circonscription de Rose-Belle/Vieux-Grand-Port (N° 11) en début de soirée hier. Du gaz lacrymogène en cartouche a été lancé sous la salle verte où devaient intervenir les trois candidats, Mahen Seeruttun, Prem Koonjoo et Sandya Boygah, dans le cadre de la campagne électorale
Dans une déposition à la police de Nouvelle-France, tard hier soir, Mahen Seeruttun relate qu’il se trouvait sur le podium quand il a vu un objet être lancé vers l’assistance de l’extérieur. « D’abord, j’ai cru que c’était des pétards. Mais devant la débandade de ceux qui se trouvaient tout près de cet objet, qui répandait du gaz, je me suis ravisé », a-t-il déclaré en substance.
D’autres personnes, présentes sur les lieux, affirment que ces objets, des cartouches de gaz lacrymogène, ont été lancés à partir d’une voiture de couleur noire mais sans plaque d’immatriculation, soit une Honda Fit, se dirigeant vers la montée Lapeyre. Il semblerait qu’un des témoins aurait même pu filmer sur son cellulaire la voiture incriminée prenant la fuite. L’un des occupants de la voiture aurait même scandé le nom d’un des candidats du parti adverse.
Cet incident a créé un vif émoi dans la région de Nouvelle-France avec des habitants dressant un barrage sur la route et manifestant leur colère. La police a dû renforcer sa présence sur les lieux pour éviter des dérapages, avec la mobilisation d’éléments de la Special Mobile Force et du CID. Trois personnes ont reçu des soins, l’une pour des blessures lors de l’évacuation des lieux en catastrophe et les deux pour indisposition suite à l’inhalation de gaz lacrymogène.
La police a ouvert une enquête en vue de retracer les coupables et la cartouche de gaz lacrymogène a été envoyée à des fins d’analyses au Forensic Science Laboratory. La provenance de gaz lacrymogène intéresse, notamment dans les rangs de l’Alliance Lepep, vu que ce produit hautement sophistiqué ne court pas les rues.