Paraîtra d’ici la semaine prochaine dans les kiosques, le livre de Shila Pillay Chedumbrum sous le nom de plume de Nandini. Son livre s’intitule L’alcoolisme vaincu par la foi… Nandini n’est ni écrivain, ni poète, on ne peut donc pas lui reprocher la manière dont elle a travaillé sa trame. Elle raconte son vécu à travers plusieurs petites histoires de couples issus de différents milieux, tous confrontés à un problème d’alcool. Nandini insiste en disant que si « votre mari est un alcoolique, sachez que c’est aussi une maladie qui est aussi un mal familial. » Son livre est comme un journal de bord, une thérapie de survie.
On ne peut que saluer le courage de cette mère et de cette épouse qui a su réagir à temps pour sortir de l’engrenage de l’alcool où son mari s’était enlisé. À Alanon, elle trouve la force de se confier et de retrouver graduellement ses marques. En écrivant ce livre, Nandini ou Shila Pillay Chedumbrum a voulu éveiller les consciences de tout un chacun et sensibiliser plus d’un sur ce fléau. Un mal qui finit par habiter la personne qui s’y adonne et à détruire une famille entière.
Shila Pillay Chedumbrum aborde ce sujet sensible avec ses émotions de femme. Dans son livre, tout en glissant quelques passages de sa vie, de son vécu avec un alcoolique, elle s’est aussi mise dans la peau de plusieurs femmes issues de différentes communautés. Dans Le rêve ne fut qu’un rêve, c’est la vie de Neelam et Naden qui est mise en relief. Ils s’aiment mais au sein de leur couple s’installe un ennemi… Dans Trouble-fête, elle nous conte l’histoire de Jean et Nadine, un couple qui pourrait être sans histoire, mais comme le dit Nandini, un alcoolique reste un alcoolique. Chaque chapitre dépeint une situation : infidélité, grossesse, la crainte, la peur, l’incertitude, toujours en rapport avec l’alcool. Ce qu’on pourrait reprocher à Nandini, c’est d’avoir composé trop de personnages, ce qui rend par moments la lecture difficile. Mais comme elle l’explique : « C’était intentionnel. J’ai voulu partager ce que j’avais vécu avec d’autres femmes qui vivent la même situation en leur faisant prendre conscience qu’elles ne sont pas seules. Ce livre je l’ai voulu comme un témoignage, c’est ma vie que je projette à travers ces différents couples. Je me suis tournée vers Dieu d’où le titre… Et c’est ce regain de spiritualité qui peut aider l’être humain à ne pas sombrer complètement. »
Sa survie, elle l’a puisée dans Alanon qui dit-elle avec son programme spirituel l’a aidée à se reconstruire et surtout « à mieux comprendre le malade en l’aidant à retrouver son équilibre. » L’auteur insiste qu’il est important de s’entourer de toute sa famille. « Une belle-mère doit être vue comme une alliée et non une adversaire, car qui mieux qu’une mère connaît son fils. Souvent, j’entends : Quand il ne boit pas, il n’y a pas meilleure personne que lui. »
L’alcoolisme vaincu par la foi est le cri d’une femme qui grâce à Alanon qui lui a servi de main tendue est parvenue à retrouver sa dignité. À travers l’écoute, Nandini a pu panser ses plaies. « Nos expériences, ce sont nos vécus, notre souffrance, notre force nous la puisons dans notre programme. Dans mon cas, c’est Alanon qui m’a redonné un mode de vie sain et à puiser ma force dans la foi. Notre espoir c’est Dieu et où il y a la foi, il y a de la compassion, l’amour et la renaissance. » Le livre sera vendu à Rs 300.