Après quelques mois d’apaisement, le torchon brûle à nouveau entre le président du Conseil d’administration du Centre Culturel Islamique, le Dr Farad Aumeer, et le PPS Reza Issack. Lors d’une conférence de presse vendredi, le Dr Farad Aumeer s’est dissocié du rapport du comité pour la restructuration du Centre Culturel Islamique (CCI) — coprésidé par lui-même et le député rouge — rendu public il y a deux semaines. Ce rapport, concernant la gestion l’ICC est, rappelons-le, accablant à plus d’un titre. Or, selon le Dr Farad Aumeer, il ne refléterait pas la situation réelle au sein du CCI. Ce serait davantage des propos erronés qui ont été publiés, dit-il, faisant ressortir qu’il n’a pas donné son aval à la publication de ce rapport qui ne contient d’ailleurs pas sa signature. Contacté par Week-End, Reza Issack, ne souhaitant pas susciter davantage de polémique précise qu’il s’agit d’un rapport collectif. « L’essentiel est que l’opinion publique sache où se situe la vérité », dit-il. 
Publié il y a deux semaines, le rapport du comité pour la restructuration du CCI, « Rethinking the mechanism of the Islamic Cultural Centre » concernant la gestion de cet organisme, « politisé à outrance, et qui est sous le coup d’une dette de plus de Rs 108 M et qui mérite une urgente refonte », suscite de nouvelles réactions. Lors d’un point de presse vendredi, le Dr Farad Aumeer, qui a coprésidé ce comité avec Reza Issack suite à leur nomination par le Premier ministre Navin Ramgoolam, n’a pas mâché ses mots. S’il affirme ne rien avoir de personnel contre le PPS, le Dr Farad Aumeer est catégorique : « Ce rapport est erroné. » D’ailleurs, le rapport ne contient pas sa signature, souligne-t-il. Selon lui, les allégations au sujet du fonctionnement du centre ne reflète pas la réalité et plusieurs dossiers n’ont pas été cités dans le rapport, alors que les 2/3 des suggestions du comité pour améliorer le fonctionnement du CCI sont déjà appliquées.