À 21 heures hier, les organisateurs apportaient les dernières touches aux préparatifs en vue de la marche prévue à 13 heures aujourd’hui pour une nouvelle République et une nouÀ 21 heures hier, les organisateurs apportaient les dernières touches aux préparatifs en vue de la marche prévue à 13 heures aujourd’hui pour une nouvelle République et une nouvelle Constitution. Les stratégies mises en place et la ligne directrice du consortium formant le comité d’initiateurs viennent confirmer que cette manifestation à Port-Louis n’est que la première d’une série de plusieurs étapes. À la veille du 44e anniversaire de l’indépendance et des 20 ans de la République, les militants veulent lancer un signal fort aux décideurs et réveiller la nation.
Artistes, syndicalistes, planteurs, pêcheurs, travailleurs, militants, jeunes… tous déambuleront dans les principales artères de la capitale à partir de 13 heures aujourd’hui. Surpassant une simple marche à caractère social, celle-ci titillera la République et la Constitution. Le détonateur de cette action d’envergure remonte à l’époque où les principaux acteurs de Rezistans ek Alternativ s’opposaient au « communalisme » dans les institutions en favorisant la citoyenneté. Cet épisode marquait le début d’une attaque frontale avec une volonté exprimée par les jeunes.
Cette lutte est qualifiée dans certains milieux comme ayant une triple dimension avec, en premier lieu, la désobéissance contre le communalisme, puis des volets juridique et politique. Ces tractations devaient avoir une résonance plus percutante avec 16 % des aspirants candidats aux élections générales de 2010 n’ayant pas décliné leur appartenance communautaire. Cette situation, qui avait alors captivé dans certains milieux, devait aussi déboucher sur un combat juridique au Privy Council. Durant cette même année, d’autres événements majeurs – dont des mouvements de protestation en faveur de l’environnement, des lois du travail, le combat des employés sans salaires d’Infinity et la grande marche de la CSG-Solidarité – ont huilé le mécanisme qui se mettait lentement en place dans l’ombre. Récemment, la marche « Wanted », chapeautée par les jeunes une fois de plus, est venue ajouter son grain de sel dans cette contestation sociale. Avec ces chamboulements, une adhésion citoyenne et populaire pour passer à une nouvelle République non communale, tout en se débarrassant d’un système politique « teinté de communalisme », commençait à germer.
« Ce qui se produit aujourd’hui n’est que la continuité du processus historique. L’indépendance était une étape dans l’émancipation du peuple et cette marche à Port-Louis sera aussi importante pour la continuité de cette émancipation. Nous avons connu plusieurs étapes majeures, comme la fin de l’esclavage ou celles de l’engagisme et du communalisme. Ce sont des sauts qualitatifs du processus… » indiquait hier soir Ashok Subron, alors que les préparations pour le rendez-vous de ce début d’après-midi allaient bon train.
Les organisateurs de la marche ont pour objectif de « secouer » la classe politique – à quelques heures du 44e anniversaire de l’indépendance et des 20 ans de la République – tout en sortant les Mauriciens de leur « sommeil » et leur « mutisme ». « Nous sommes à un carrefour. Les partis traditionnels restent bloqués et sont incapables de sortir de leur logique communale. Ils en sont prisonniers malgré quelques bonnes intentions. Ils ne peuvent avancer plus. Surtout avec le modèle économique post-indépendance, qui démontre sa vulnérabilité avec une crise économique multidimensionnelle… » lance Ashok Subron.
Les consultations lors du forum pour une nouvelle République et une nouvelle Constitution à l’université de Maurice, il y a deux semaines, ont débouché sur le déploiement d’une stratégie pour une vaste campagne de mobilisation. Les travailleurs impliqués dans l’industrie sucrière et les employés du port constituent les gros contingents à cette manifestation, et auront à leur côté d’autres organisations, qui tenteront d’apporter leur pierre à l’édifice. Au cours de la manifestation pacifique, des postcards seront distribuées parmi les marcheurs afin qu’ils puissent y écrire leur « rêve » concernant une nouvelle République. Leurs revendications seront par la suite glissées dans une boîte placée devant l’Assemblée nationale. Une autre étape sera l’organisation d’une conférence à l’échelle nationale en juin / juillet en vue de l’élaboration d’un manifeste.
Entre-temps, c’est sur le terrain que les militants donnent aujourd’hui rendez-vous aux Mauriciens. La question demeure de savoir combien ils seront. Mais le chiffre importe peu, s’empressent de dire les organisateurs. « L’important, c’est que ceux présents apportent leur contribution à la naissance d’une nouvelle République », termine Ashok Subron.
velle Constitution. Les stratégies mises en place et la ligne directrice du consortium formant le comité d’initiateurs viennent confirmer que cette manifestation à Port-Louis n’est que la première d’une série de plusieurs étapes. À la veille du 44e anniversaire de l’indépendance et des 20 ans de la République, les militants veulent lancer un signal fort aux décideurs et réveiller la nation.
Artistes, syndicalistes, planteurs, pêcheurs, travailleurs, militants, jeunes… tous déambuleront dans les principales artères de la capitale à partir de 13 heures aujourd’hui. Surpassant une simple marche à caractère social, celle-ci titillera la République et la Constitution. Le détonateur de cette action d’envergure remonte à l’époque où les principaux acteurs de Rezistans ek Alternativ s’opposaient au « communalisme » dans les institutions en favorisant la citoyenneté. Cet épisode marquait le début d’une attaque frontale avec une volonté exprimée par les jeunes.
Cette lutte est qualifiée dans certains milieux comme ayant une triple dimension avec, en premier lieu, la désobéissance contre le communalisme, puis des volets juridique et politique. Ces tractations devaient avoir une résonance plus percutante avec 16 % des aspirants candidats aux élections générales de 2010 n’ayant pas décliné leur appartenance communautaire. Cette situation, qui avait alors captivé dans certains milieux, devait aussi déboucher sur un combat juridique au Privy Council. Durant cette même année, d’autres événements majeurs – dont des mouvements de protestation en faveur de l’environnement, des lois du travail, le combat des employés sans salaires d’Infinity et la grande marche de la CSG-Solidarité – ont huilé le mécanisme qui se mettait lentement en place dans l’ombre. Récemment, la marche « Wanted », chapeautée par les jeunes une fois de plus, est venue ajouter son grain de sel dans cette contestation sociale. Avec ces chamboulements, une adhésion citoyenne et populaire pour passer à une nouvelle République non communale, tout en se débarrassant d’un système politique « teinté de communalisme », commençait à germer.
« Ce qui se produit aujourd’hui n’est que la continuité du processus historique. L’indépendance était une étape dans l’émancipation du peuple et cette marche à Port-Louis sera aussi importante pour la continuité de cette émancipation. Nous avons connu plusieurs étapes majeures, comme la fin de l’esclavage ou celles de l’engagisme et du communalisme. Ce sont des sauts qualitatifs du processus… » indiquait hier soir Ashok Subron, alors que les préparations pour le rendez-vous de ce début d’après-midi allaient bon train.
Les organisateurs de la marche ont pour objectif de « secouer » la classe politique – à quelques heures du 44e anniversaire de l’indépendance et des 20 ans de la République – tout en sortant les Mauriciens de leur « sommeil » et leur « mutisme ». « Nous sommes à un carrefour. Les partis traditionnels restent bloqués et sont incapables de sortir de leur logique communale. Ils en sont prisonniers malgré quelques bonnes intentions. Ils ne peuvent avancer plus. Surtout avec le modèle économique post-indépendance, qui démontre sa vulnérabilité avec une crise économique multidimensionnelle… » lance Ashok Subron.
Les consultations lors du forum pour une nouvelle République et une nouvelle Constitution à l’université de Maurice, il y a deux semaines, ont débouché sur le déploiement d’une stratégie pour une vaste campagne de mobilisation. Les travailleurs impliqués dans l’industrie sucrière et les employés du port constituent les gros contingents à cette manifestation, et auront à leur côté d’autres organisations, qui tenteront d’apporter leur pierre à l’édifice. Au cours de la manifestation pacifique, des postcards seront distribuées parmi les marcheurs afin qu’ils puissent y écrire leur « rêve » concernant une nouvelle République. Leurs revendications seront par la suite glissées dans une boîte placée devant l’Assemblée nationale. Une autre étape sera l’organisation d’une conférence à l’échelle nationale en juin / juillet en vue de l’élaboration d’un manifeste.
Entre-temps, c’est sur le terrain que les militants donnent aujourd’hui rendez-vous aux Mauriciens. La question demeure de savoir combien ils seront. Mais le chiffre importe peu, s’empressent de dire les organisateurs. « L’important, c’est que ceux présents apportent leur contribution à la naissance d’une nouvelle République », termine Ashok Subron.À 21 heures hier, les organisateurs apportaient les dernières touches aux préparatifs en vue de la marche prévue à 13 heures aujourd’hui pour une nouvelle République et une nouvelle Constitution. Les stratégies mises en place et la ligne directrice du consortium formant le comité d’initiateurs viennent confirmer que cette manifestation à Port-Louis n’est que la première d’une série de plusieurs étapes. À la veille du 44e anniversaire de l’indépendance et des 20 ans de la République, les militants veulent lancer un signal fort aux décideurs et réveiller la nation.
Artistes, syndicalistes, planteurs, pêcheurs, travailleurs, militants, jeunes… tous déambuleront dans les principales artères de la capitale à partir de 13 heures aujourd’hui. Surpassant une simple marche à caractère social, celle-ci titillera la République et la Constitution. Le détonateur de cette action d’envergure remonte à l’époque où les principaux acteurs de Rezistans ek Alternativ s’opposaient au « communalisme » dans les institutions en favorisant la citoyenneté. Cet épisode marquait le début d’une attaque frontale avec une volonté exprimée par les jeunes.
Cette lutte est qualifiée dans certains milieux comme ayant une triple dimension avec, en premier lieu, la désobéissance contre le communalisme, puis des volets juridique et politique. Ces tractations devaient avoir une résonance plus percutante avec 16 % des aspirants candidats aux élections générales de 2010 n’ayant pas décliné leur appartenance communautaire. Cette situation, qui avait alors captivé dans certains milieux, devait aussi déboucher sur un combat juridique au Privy Council. Durant cette même année, d’autres événements majeurs – dont des mouvements de protestation en faveur de l’environnement, des lois du travail, le combat des employés sans salaires d’Infinity et la grande marche de la CSG-Solidarité – ont huilé le mécanisme qui se mettait lentement en place dans l’ombre. Récemment, la marche « Wanted », chapeautée par les jeunes une fois de plus, est venue ajouter son grain de sel dans cette contestation sociale. Avec ces chamboulements, une adhésion citoyenne et populaire pour passer à une nouvelle République non communale, tout en se débarrassant d’un système politique « teinté de communalisme », commençait à germer.
« Ce qui se produit aujourd’hui n’est que la continuité du processus historique. L’indépendance était une étape dans l’émancipation du peuple et cette marche à Port-Louis sera aussi importante pour la continuité de cette émancipation. Nous avons connu plusieurs étapes majeures, comme la fin de l’esclavage ou celles de l’engagisme et du communalisme. Ce sont des sauts qualitatifs du processus… » indiquait hier soir Ashok Subron, alors que les préparations pour le rendez-vous de ce début d’après-midi allaient bon train.
Les organisateurs de la marche ont pour objectif de « secouer » la classe politique – à quelques heures du 44e anniversaire de l’indépendance et des 20 ans de la République – tout en sortant les Mauriciens de leur « sommeil » et leur « mutisme ». « Nous sommes à un carrefour. Les partis traditionnels restent bloqués et sont incapables de sortir de leur logique communale. Ils en sont prisonniers malgré quelques bonnes intentions. Ils ne peuvent avancer plus. Surtout avec le modèle économique post-indépendance, qui démontre sa vulnérabilité avec une crise économique multidimensionnelle… » lance Ashok Subron.
Les consultations lors du forum pour une nouvelle République et une nouvelle Constitution à l’université de Maurice, il y a deux semaines, ont débouché sur le déploiement d’une stratégie pour une vaste campagne de mobilisation. Les travailleurs impliqués dans l’industrie sucrière et les employés du port constituent les gros contingents à cette manifestation, et auront à leur côté d’autres organisations, qui tenteront d’apporter leur pierre à l’édifice. Au cours de la manifestation pacifique, des postcards seront distribuées parmi les marcheurs afin qu’ils puissent y écrire leur « rêve » concernant une nouvelle République. Leurs revendications seront par la suite glissées dans une boîte placée devant l’Assemblée nationale. Une autre étape sera l’organisation d’une conférence à l’échelle nationale en juin / juillet en vue de l’élaboration d’un manifeste.
Entre-temps, c’est sur le terrain que les militants donnent aujourd’hui rendez-vous aux Mauriciens. La question demeure de savoir combien ils seront. Mais le chiffre importe peu, s’empressent de dire les organisateurs. « L’important, c’est que ceux présents apportent leur contribution à la naissance d’une nouvelle République », termine Ashok Subron.
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KUGAN PARAPEN (Citoyen) : « Bâtir la nation mauricienne
autour de certaines valeurs »

Ma participation active à cette marche et en général à l’action citoyenne contestataire à Maurice repose sur une volonté ardente de voir l’émergence d’une île Maurice différente ; une île Maurice où le citoyen verra en son voisin un semblable, quelle que soit sa couleur de peau, sa religion ou ses origines. Il est grand temps qu’on se mette à bâtir la nation mauricienne autour de certaines valeurs qui nous rassemblent, tout en respectant notre environnement naturel. Les bénéfices d’une nouvelle république seraient énormes, tant au niveau social qu’au niveau économique. Ma conscience ne me reprochera pas un échec mais elle ne me pardonnera jamais une lâcheté quelconque. La prochaine page de l’histoire de ce pays, c’est aux jeunes de l’écrire, si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera demain. Pourquoi attendre ?
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NATHALIE ROSE (Citoyenne): « Que la classe politique se renouvelle ! »
Je soutiens cette marche car pour moi, le processus démocratique qui a été mis en place afin d’ouvrir un espace de dialogue par rapport à une nouvelle société est un moyen d’entendre divers acteurs sociaux. Ainsi les ONG, les étudiants, les syndicats, les écologistes, etc. se sont retrouvés, chacun ayant différents vécus et différentes demandes. Un forum a donc été créé afin que n’importe quel citoyen désireux de se faire entendre ait l’espace pour le faire. Nous vivons aujourd’hui dans une société qui est en constante évolution, et après 44 ans d’indépendance, à quel point notre Constitution répond-elle aux nouvelles réalités de notre vie quotidienne ? Si nous pouvons nous permettre de rêver, à quoi aspirerions-nous ? Pour ma part, je verrais plus de justice sociale, un pays où certains citoyens ne se sentiraient pas en déphasage par rapport à d’autres. De plus, le communalisme qui a gangrené toutes les sphères du système dans lequel nous évoluons donne lieu à une corruption quasi omniprésente. L’île Maurice mérite mieux que ça, et il est temps que la méritocratie prime à tous les niveaux. Il est temps aussi que la classe politique se renouvelle après tous les mariages et divorces auxquels nous avons assisté et assistons toujours. Il est temps que le flambeau politique ne se transmette pas automatiquement de père en fils sans espace pour la méritocratie et le renouvellement. Il est temps que nos leaders aient à coeur une île Maurice qui soit plus inclusive et surtout plus durable dans son développement. Si cette marche est hautement symbolique avec l’avènement des célébrations de notre indépendance, ce mouvement ne se limite pas à des discussions virtuelles, mais comprend une série de processus inscrits dans le long terme.
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STEPHAN GUA (Artiste): « L’heure est au renouveau
après 44 ans d’indépendance »

« Après 44 ans d’indépendance, je pense que l’heure est au renouveau. Nous sommes dans une dynamique d’évolution et c’est important que le processus soit constant. Il est primordial surtout que nous, les Mauriciens, nous nous remettions en question. C’est clair que les choses qui ont fonctionné il y a 44 ans ne fonctionneront pas aujourd’hui. Par exemple, la croissance économique a un impact direct sur notre écologie qu’il faut prendre en considération. Lutter contre communalisme, par ailleurs, est indispensable; nous devons être ensemble. Nous pouvons choisir de favoriser une guerre et d’avoir des rapports de force entre nous. Si nous restons dans cette logique, le favoritisme et la corruption gagneront du terrain à Maurice. Mais nous pouvons par contre choisir des rapports sur les valeurs de la république et de la démocratie. Nous avons nos différences, certes, mais à nous de savoir comment les utiliser. Avec cette démarche collective, j’attends que les Mauriciens se réveillent et réfléchissent sur comment nous pourrons vivre ensemble…
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SHIMANDA MUNGUR (Citoyenne): « Une Constitution adaptée à
notre époque est primordiale »

La marche d’aujourd’hui a son importance car il est temps de renouveler notre île Maurice. En tant que citoyenne, je constate bon nombre de manquements dans notre société. Par exemple dans notre Constitution.
Maurice doit devenir un vrai État laïc pour le bien-être de chaque citoyen afin que cessent les discriminations. Pour amener ce changement au niveau de la société, il est primordial que nous ayons une Constitution adaptée à notre époque. À partir de là, nous constaterons cette évolution que nous attendons depuis toujours. Enn sistem kinn favoriz X parti politik au pouvwar pandan plizier lane, pa forseman oule dir ki se sa ki dimounn oule. Une nouvelle Constitution prendrait aussi en considération notre environnement, qui a son importance. Ce que j’attends de cette marche est une prise de conscience des Mauriciens par rapport à ce qu’ils veulent réellement. C’est intéressant de noter l’attitude fataliste des Mauriciens qui disent : « Li ti pou bon ena sa kalite sanzman la, mais ki pou fer, se le system ». Et justement les citoyens ont décidé de se mettre debout ensemble en tant que Mauriciens pour dire que nous voulons d’une nouvelle société et ne pas adopter cette attitude fataliste. Nous voulons croire en nos rêves et nos réalités mauriciennes…