Les achats en ligne deviennent de plus en plus courants. Face à cette demande, les petits marchands ou petites entreprises rencontrent souvent des difficultés : connaissance dans le domaine pour créer un site dédié aux achats en ligne à ses clients mais aussi le coût financier que cela implique. C’est ainsi que MIPS (Multiple Internet Payment System), une entreprise Fintech 100 % mauricienne, propose aux entrepreneurs mauriciens tout un ensemble de solutions de vente en ligne « simples, abordables et complètes ».
Cette nouvelle start-up, qui a pour CEO Sébastien Leblanc et pour partenaire le groupe Constance (Belle-Mare Holding), permet au petit marchand mauricien de se lancer dans l’E-Commerce sans avoir à débourser un seul sou. MIPS se rémunère à travers un pourcentage à la transaction, lequel demeure « très compétitif ».
Une technologie permettant aux marchands mauriciens de recevoir des paiements sur son site web e-commerce sans devoir avoir recours à un technicien, c’est ce que propose MIPS. Le site est gratuit et inclut la technologie de paiement. La start-up a établi des partenariats avec la MCB et la Mauritius Post et propose aux entrepreneurs des facilités de livraison à domicile pour leurs clients, cela à des coûts très avantageux, selon son CEO. « Ce service inclut la technologie permettant de prendre en compte les tarifs de livraison ».
Avec MIPS, il est d’autre part possible d’utiliser un outil de membership management et de recurrent automatique. « Cette option est idéale pour tout marchant proposant des abonnements (écoles, centres sportifs, etc.) ». L’entreprise propose aussi de faciliter les démarches administratives bancaires pour l’ouverture de comptes marchands. « Les hôtels pourront bénéficier d’un site web et d’un PMS gratuits, de même que d’un Channel Manager automatiquement relié à un système de paiement directement intégré dans le site web ».
Sébastien Leblanc souligne que MIPS n’a qu’un seul coût, qui est le pourcentage « très compétitif » à chaque vente réalisée par le marchand. « Les agences web sont aussi invitées à participer à l’écosystème MIPS. Leur rôle reste important dans le paysage numérique mauricien. Si un marchand a besoin d’un site e-commerce pointu et de « haute couture », l’agence web reste incontournable. MIPS vient proposer aux agences un package rémunéré leur permettant d’utiliser la technologie MIPS pour leur client permettant ainsi de baisser les coûts et temps de développements tout en augmentant la qualité de l’ergonomie de paiement ».
MIPS vient de démarrer ses activités et intègre progressivement les entrepreneurs sur sa liste d’attente. « Nous déploierons l’ensemble de nos outils progressivement durant la phase de rodage et viendrons en rajouter de nombreux autres en cours d’année ».
Sébastien Leblanc, Mauricien qui a longtemps travaillé en France dans le domaine, dit avoir rencontré des difficultés à trouver des partenaires pour démarrer sa start-up dans un secteur aussi technique et innovateur que l’e-commerce : « L’investisseur mauricien standard n’a pas de confiance particulière dans le cerveau individuel. Il préférera l’homme contrôlable et « intégrable dans un tableau Excel ». Aujourd’hui la majorité des investisseurs rencontrés à Maurice considèrent la start-up comme étant au mieux un objet de méfiance devant d’abord faire ses preuves comme s’il s’agissait de construire un bien immobilier ». Il se réjouit d’avoir après un long parcours du combattant pu tomber sur Clément Rey de Belle Mare Holding. « Ce Groupe, à nos yeux, sort du schéma classique des investisseurs locaux. Nous y avons rencontré des gens qui savaient non seulement reconnaître la valeur de l’humain mais aussi des gens prêts à avancer avec nous dans la terra incognita de l’innovation. L’État doit aussi jouer un rôle de facilitateur à plusieurs niveaux : donner un cadre légal simple où la start-up est aidée avant tout et non surveillée. La nuance est importante. L’État devrait aussi fournir l’assistance à la formation en s’assurant que le cursus du système d’éducation assure la formation des personnes dont des entreprises comme MIPS ont besoin », souligne le CEO de MIPS.
MIPS découle d’une autre compagnie de Sébastien Leblanc qui opère dans la programmation informatique et qui existe depuis déjà huit ans. Elle sera inaugurée dans quelque trois semaines.