La municipalité de Curepipe accentue ses efforts depuis deux ans afin de redorer l’image du Trou-aux-Cerfs. Ce lieu très prisé par les joggeurs et les touristes a été témoin de nombreux changements infrastructurels ces derniers mois. Malheureusement, des vandales n’ont pas hésité à saccager les nouvelles structures.
Alors que le Trou-aux-Cerfs a vu l’installation d’une série d’infrastructures et de services, à la municipalité de Curepipe on note malheureusement plusieurs actes de vandalisme. Les barrières installées depuis peu ont été saccagées à plusieurs endroits. Si dans certains cas, les barrières placées horizontalement ont été cassées, à certains endroits, elles ont été enlevées. « La municipalité dépense des millions pour mettre en valeur cet espace et en vue d’assurer la sécurité des joggeurs et des personnes qui visitent les lieux. Malheureusement, les infrastructures placées ont été volées », déplore Ryan, un joggeur. Il fustige également l’acte de vandalisme perpétré contre le panneau d’affichage à l’entrée du site.
Ces actes de vandalisme détruisant les biens publics seront bientôt des « mauvais souvenirs », affirme-t-on à la municipalité. Une équipe de conseillers se penche actuellement sur divers travaux en vue de rehausser le site. Si le cachet naturel est appelé à être préservé, l’on espère aménager un accès vers le fond du cratère. « Il y a un accès qui existe déjà mais il est peu fréquenté, sans compter qu’il présente de nombreux dangers », explique un habitant de Camp-Caval, habitué du Trou-aux-Cerfs. Une site visit a été organisée récemment avec des membres du conseil, du ministère de l’Environnement, de la Special Mobile Force (SMF) entre autres. Selon nos informations, la municipalité de Curepipe prend en considération tous les volets de ce projet de développement qui suscite l’inquiétude des conseillers de l’opposition. L’ancien maire Ananda Rajoo, conseiller du MMM, s’interroge sur les conséquences de ces visites sur les plantes endémiques. Une étude par la WildLife Foundation et la National Conservation Parks Society (NCPS) du ministère de l’Agro-industrie, dit-il, est nécessaire afin de déterminer le risque que représenterait ce sentier sur la vie des diverses espèces.
Souhaitant que le Trou-aux-Cerfs garde son cachet touristique, des habitués disent espérer que les transformations et développements qui y sont prévus intégreront l’aspect socio-éducatif concernant le volcanisme. Un aspect  qui pourrait attirer l’intérêt public pour ces lieux qui témoignent de la naissance de l’île, à travers l’activité volcanique.
Bien que des développement sont à prévoir, les habitués ne souhaitent pas que l’aménagement touristico-récréatif vienne altérer l’aspect naturel du site. « Le Trou-aux-Cerfs mérite d’être préservé comme un parc naturel », disent-ils en soutenant que les projets d’aménagement ne doivent pas aller à l’encontre du concept Maurice Île Durable. Hormis l’accès au cratère, la municipalité prévoit l’installation de lampadaires, de caméras de surveillance et d’une aire de stationnement.