Depuis le lancement de son deuxième album solo en juin, Mr Love surfe sur la vague du succès. Il se retrouve à l’affiche de plusieurs discothèques chaque semaine, et le public lui rend l’amour qu’il prône dans ses chansons.
Mr Love organise, le 11 août, la troisième édition de la Royal Love Session, avec plusieurs autres artistes à ses côtés. Le principal intéressé s’est confié à Scope sur sa popularité grandissante et sa manière de la vivre.
Ludovic Lamarque, alias Mr Love, connaît une période extrêmement fructueuse. Chaque week-end ou presque depuis la sortie de son album, Soldat de l’amour, il donne deux ou trois représentations publiques. Ses morceaux sont également très présents sur les ondes radiophoniques. “C’est la folie en ce moment. Le response à l’album est très positif. Je suis étonné de voir à quel point il marche. Malgré les problèmes de piratage, la vente se passe très bien.”
Porté par la vague du succès, le natif de St-Pierre ne se laisse cependant pas submerger par cette nouvelle notoriété. L’homme semble garder les pieds sur terre et a conservé l’humilité qu’il affichait à ses débuts.
Éloges.
Mr Love l’affirme : depuis la sortie de son dernier album, les fans ne lui font que des éloges. “Partout où je vais, les gens me félicitent pour cet album. Je suis ravi et cela m’encourage à aller de l’avant.”
Le chanteur est également très demandé par ses pairs. Le dernier exemple en date : sa participation au concert Île Maurice multiraciale aux côtés d’Alain Ramanisum, de Laura Beg, Nitish Joganah et Bruno Raya.
Outre le concert au J&J, il fera partie de la tournée qui débute à Rodrigues et qui se poursuivra très probablement à La Réunion et aux Seychelles. “J’ai l’impression qu’après toutes ces années, je me retrouve enfin dans la cour des grands.”
Toucher les gens.
Tentant d’expliquer le succès de l’opus, Ludovic Lamarque estime que ses morceaux touchent les gens et que ces derniers se retrouvent probablement dans ce qu’il chante. C’était d’ailleurs l’idée qui était derrière la conception de l’album. Mr Love le disait déjà dans ces mêmes colonnes, avant le lancement de Soldat de l’amour. “J’ai écrit ces morceaux en me basant sur mes propres expériences et celles des autres. Je pense que beaucoup de personnes se retrouvent dans ces morceaux. J’ai rencontré pas mal de fans qui m’en ont parlé. Cela me fait plaisir : au final, tu réussis ta mission quand tu arrives à toucher les gens avec les paroles d’une chanson. C’est quelque part un aboutissement. Cela veut dire que le message que tu essayes de faire passer est compris.”
Promotion.
Il n’y a pas de doute que Mr Love sait capitaliser sur l’immense popularité que connaît son deuxième album solo. La promotion de cet opus, à travers des représentations dans les discothèques, rencontre un vif succès. Il y a eu d’abord le lancement de l’album au Queen’s Club à Quatre-Bornes, lors de la Royal Love Session. “Ce jour-là, il y avait entre 700 à 750 personnes au Queen’s. Ils ont même dû refuser l’entrée à d’autres personnes. C’était un gros succès, vraiment inattendu.”
Fort de ce succès, il a proposé une deuxième session au Summerbeach, et revient avec une autre le 11 septembre, pour une finale en apothéose. “Ce sera sûrement la dernière avant un bon bout de temps. J’ai beaucoup d’engagements, et à l’approche des fêtes de fin d’année, j’ai encore beaucoup de choses à préparer.”
Sound System.
Pour le concert Île Maurice multiraciale, Mr Love a été accompagné par Otentikk Groove. Mais ses Love Sessions sont réalisées en sound system avec la participation de DJ Kingdom. Le chanteur estime que ce style de représentations lui va comme un gant. Mais il précise aussitôt que ce n’est pas plus facile pour autant. “Un sound system requiert plus de travail. Tout doit être bien calé. Il n’y a pas de marge d’erreur.”
Mr Love confie qu’il a pour principe de proposer à chaque fois quelque chose de nouveau. “Chanter en live est différent. Il est important que le public ait un bon feeling et qu’il ne fasse qu’un avec l’artiste. Il y a beaucoup de travail derrière chaque représentation. On ne fait jamais vraiment le même concert.”