Avec l’ouverture des centres de fitness privés à partir du 15 août prochain, le coût de la révision des véhicules pour le Fitness Certificate passera de Rs 400 à Rs 600. Les véhicules neufs seront appelés à se faire contôler chaque cinq ans au lieu de sept comme c’est le cas jusqu’ici. Ces changements sont loin de faire l’unanimité parmi les automobilistes.
 Le ministère des Infrastructures publiques confirme que les trois opérateurs des centres de contrôle technique des véhicules, SGS Ltd à Forest-Side, Autocheck Ltd à Plaine Lauzun et Eastern Stone Crusher Ltd à Laventure, dans l’est du pays, connaîtront un soft opening à partir de ce mois, la vitesse de croisière étant annoncée pour la mi-août.
 Contrairement aux six couloirs actuellement, la capacité totale des centres sera de plus 20. L’éventail de service sera plus large et les centres seront operationnels de 8h à 17h. L’objectif de ce nouveau dispositif est d’augmenter le nombre d’examens qui est maintenant de 800 par jour à 1 200.
 Et à l’opposé de ce qui se pratique actuellement, les contrôles techniques ne seront plus visuels mais se pratiqueront de manière scientifique par le biais d’un service automatisé. Les données seront directement transmises à une base de données de la National Transport Authority (NTA) pour éviter tout cas de corruption.
 D’autre part, les règlements régissant le contrôle technique des véhicules remontent à 62 ans, et cela revient à Re 1 par jour pour la sécurité et la vie des utilisateurs. En ramenant les tests de sept ans à cinq ans, il sera de Rs 2 par jour.
 Les changements, qui entreront en vigueur sont contestés dans certains milieux. Ainsi, Suttyhudeo Tengur, président de l’Association pour la Protection de l’Environnement et des Consommateurs (APEC), maintient qu’il n’y a aucune raison valable pour privatiser les centres de fitness. « C’est un département rentable qui rapporte plus de Rs 3 milliards par an dans la caisse du gouvernement. La hausse de prix de Rs 400 à Rs 600 se fera au détriment des consommateurs », proteste-t-il.
 Yashpal Murakhun, président de la Federation of Hotels Taxis Associations, fait état du mécontement de ses membres. « Pour nous, il est clair que la privatisation équivaut à un business juteux où le secteur privé sortira gagnant. Le gouvernement n’aura aucun contrôle sur les prix bien qu’on voudra nous faire croire le contraire », dit-il en faisant état des risques de conflits d’intérêts.
 Zaid Ameer, président de la Dealers in Imported Vehicules Association, est des plus catégoriques. « Nous ne sommes pas du tout d’accord avec la privatisation. Pourquoi faut-il réviser le prix du fitness ? C’est un créneau qui rapporte des milliards à l’État », s’insurge-t-il.
 Suren, chauffeur de taxi dans le Sud, soutient que c’est une mesure exagérée. « Sa pou kree boukou problem. Sa ogmantasyon de Rs 200 li konsekan. Ek mo pense pou taxi pou ankor pli sever. Li ti bizin augmente prix tigit-tigit. Mo osi apprehende ki sekter prive fer seki li anvi ek automobilistes ».
 Entre-temps, l’opération vidange à la NTA, initiée par le CID Metropolitan North suite au scandale de faux sur des Fitness Certificates, est au point mort suite au démantèlement sans pitié de l’équipe d’enquêteurs de la police « following instructions from higher quarters », même si du côté des Casernes centrales, l’on s’évertue de faire comprendre que le travail se poursuit.