C’est sous le signe du deuil que les infirmiers regroupés au sein de la Nursing Association ont observé la Nurses’ Day hier. Une démarche en solidarité avec les familles des victimes des inondations du 30 mars et de l’accident du 3 mai dernier, mais aussi pour dénoncer leurs conditions de travail.
« Le 12 mai 2013 est un black day pour les infirmiers car nos droits acquis sont aujourd’hui bafoués. » C’est ainsi que Bagooaduth Kallooa, président de la Nursing Association, explique la décision de ne pas organiser d’activités à l’occasion de la Nurses’ Day.
Ce dernier dénonce également ce qu’il qualifie d’« indifférence » des autorités à l’égard de la profession. Il cite en exemple une pétition envoyée au Premier ministre demeurée sans réponse et le manque de dialogue du ministre de la Santé, entre autres.
Bagooaduth Kallooa ajoute que la profession doit aussi faire face à « l’ingérence politique et parfois même des forces vives, ainsi que de l’administration. »
La Nursing Association s’élève également contre les nouvelles conditions imposées pour les local and sick leaves. « Le Senior Chief Executive du ministère a émis une circulaire expliquant que dorénavant, toute demande de local et sick leave sera applicable uniquement pour une période de 8 heures, alors que notre shift va au-delà de dix heures. »
Bagooaduth Kallooa regrette que cette décision ait été prise sans consultation. Il explique les contraintes pratiques d’un tel règlement. « Si on décide de maintenir cette décision, autant retourner notre shift à 8 heures. »
La Nursing Association compte organiser une série de manifestations dans deux semaines, pour dénoncer ces situations. Elle n’exclut pas la possibilité d’aller vers une grève.